samedi 20 décembre 2014

Nibun no ichi - Kiki

 Comme je dois très prochainement recevoir le manga que j'avais prévu pour décembre, mais, vais-je le recevoir à temps, mystère. On verra donc, avec un peu de chance, il y aura 2 billets ce mois-ci.
A tout hasard, on va prendre les devants, déjà, avec un billet " rediffusion" pour remettre en lumière un manga que j'ai beaucoup aimé, mais que personne ou presque ne connait.

C'est un manga dont j'avais déjà parlé sur mon autre blog, mais qui a tellement peu été mis en avant que toutes les occasions sont bonnes pour en parler, car il s'agit d'un mélange bien sympathique de Sf et d'humour pas lourd du tut. C'est frais, c'est léger, c'est sympa comme tout. Puis...(mode otaku enclenché) whaaaa le héros a un skate volant comme Marty Mcfly!!!!

Toute l'action se passe dans un lycée/université.. oui, je vous vois venir, des histoires d'amourettes scolaires? NON! pour une fois, on dérive vers un autre domaine.

Tout commence lors que Shiu, lycéen très peu motivé à suivre ses études, fait la connaissance de Maggy, une collégienne chahutée par les garçons de sa classe, qui la soupçonnent d'être une garçon ( ha, une histoire de travesti? hé non! la encore vous avez tout faux)
En fait Maggy a un frère Jumeau, Jiggy. Mais on ne les voit jamais ensemble, ce qui éveille des soupçons, ils sont même très exactement absents un jour sur deux en alternance. On apprend donc très vite que ces jumeaux d'un genre particuliers sont reliés en permanence par leurs cinq sens, et ne peuvent rester réveillés en même temps: lorsque l'un est réveillé, l'autre sombre en catalepsie, tout en gardant un contact sensoriel avec celui qui vaque à ses occupations. ce qui cause quelques menus problèmes: Jiggy adore les films d'horreurs que sa soeur déteste, et ne peut pour autant éviter de voir via son frère. Lorsque Maggy veut se venger, il lui suffit d'embrasser un garçon pour donner la nausée à son frère. Le titre japonais signifie d'ailleurs " un demi" ou "la moitié d'un".

Cette situation peu banale semble d'ailleurs ne pas perturber plus que ça Shiu, qui se retrouve bien vite, à la suite d'un fâcheux concours de circonstances, à héberger dans sa chambre de 3m sur 4 les deux jumeaux en rupture de chambre d'internat. Or ce que l'on apprend vite, c'est que Shui n'est pas non plus un lycéen ordinaire: sous son air nonchalant, c'est un petit génie de la robotique qui s'attelle à fabriquer un robot hologramme afin de permettre aux jumeaux d'enfin communiquer l'un avec l'autre, et leur changer la vie. La sympathique bande de trois devient rapidement une bande de quatre, lorsque débarque Rei, grand dadais un peu hippie capable de communiquer avec les plantes, capacité qui l'a fait entrer dans le petit groupe d'élèves surveillants, informé en temps réel par les bruissements des arbres ( et si on le croit, les arbres du campus sont de vraies commères, qui passent leur temps à se transmettre des potins!). Rei vient donc a son tour squatter la chambrette de Shui, bientôt suivi de Neil, une autre collégienne qui elle, voit des esprits. Ce sont donc 5 personnes et demies qui dorment chez Shui. ou plutôt 5 personnes et un robot canard, l'invention majeure de Shui, un robot super intelligent.. en forme de gros canard jaune.

Là normalement, vous vous demandez si je n'ai pas fumé.. ou si plutôt l'auteur n'a pas fumé...

Mais non, je vous jure... Il est vrai que le côté science fiction peut sembler passer au second plan, car, et c'est la la particularité du truc: la mangaka n'en fait pas tout un plat. Dans le monde qu'elle nous décrit, les mutations comme celles des 4 originaux, ne sont pas monnaie courante, mais ne dérangent personne. Le côté fantastique/SF n'est qu'en rapport du lecteur, pour les personnages, sans être le plus courant du monde, il n'est pas spécialement étonnant de concevoir des robots ou de se balader en skate volant sur le campus.

Car le vrai fond du problème est seulement d'assumer sa propre bizarrerie sans en faire une montagne. La fin est d'ailleurs complètement tirée par les cheveux, il sera question de mutations cellulaires, mais peu importe , l'essentiel n'est pas là. Le but du jeu est de passer un moment de détente en lisant un manga de SF pétillante et fraîche comme un limonade, qui n'est ni angoissé, ni violent, ni prise de tête. Avec des dessins qui vont bien, pas trop esquissés, mais pas trop surchargés, et surtout, sans histoire d'amour! Ce que c'est reposant! A l'image de Rei, le sympathique glandeur, la coolitude est le maître mot de ce manga sans autre prétention que de faire sourire.

Le petit bémol qui gène un peu, c'est le rappel en début des premiers chapitres de la situation, du à une prépublication très échelonnée au Japon. Mais comment ne pas craquer devant Juliette le robot le plus chou du monde?
Pour les curieux, une prévisualisation du premier volume est disponible ici: Nibun no Ichi 1

Et de la même mangaka, est également publié en France un Josei (manga pour lectorat féminin adulte) humoristique également axé sur le côté cool de ses protagonistes: Love Me tender, toujours en cours de publication, avec des délais trèèèèès longs dans sont pays d'origine. Faudra que j'en parle ici à l'occasion.
décembre: SF pleine de bonnes vibration

samedi 29 novembre 2014

Neuro t.1 et 2 - Matsui Yusei

Fin du mois de novembre, officiellement le challenge Halloween est fini, mais qu'importe, j'ai gardé pour ce mois-ci, une histoire de démon.

En août dernier, j'avais fait un article sur l'édition numérique en manga, en disant que Glénat commençait à mettre une partie de son catalogue à disposition en édition numérique.
Et que ça me tentait particulièrement pour les séries comprenant de nombreux volumes ( plus de place chez moi!) ou difficile à trouver en occasion.
Et c'est le cas de celle-là. Je voyais passer régulièrement ce titre sur les calendriers de parution il y aquelques années, sans avoir jamais avoir cherché à savoir de quoi il s'agissait.
Il faut dire que le titre français complet " Neuro le mange-mystère" fait vaguement enfantin, et donc, ne m'a vraiment pas parlé. Et si je n'avais pas eu l'occasion de discuter de choses et d'autres sur un forum en anglais, avec quelqu'un au Canada, qui m'a dit " lis-le si tu as l'occasion, c'est déjanté", je ne m'en serai probablement jamais préoccupée.

Donc quand j'ai vu le titre mis à disposition sur ce format, ben , hop, tentons le coup.
Je précise que le titre original est " Majin tantei Nôgami neuro" : "Nôgami Neuro, le détective démon". déjà, ça fait moins gamin.
non, ce n'est pas une erreur d'impression, la couverture originale est pareille
pareil pour le tome 2.

Mais ça parle de quoi,
Le démon Neuro est un passionné de mystères et d'énigmes, dont il se nourrit ( plus exactement, il se nourrit de l'énergie malveillante. Or un mystère sert souvent à cacher un crime, un concentré d'énergie malveillante) Il a déjà absorbé toutes les énigmes du monde des ténèbres et décide de venir s'approvisionner dans le monde des humains.
Tout est normal, s'accroupir verticalement est banal chez les démons
Pendant ce temps là, sur Terre, Yako, une lycéenne, est accablée de chagrin: son père vient d'être assassiné de plusieurs coups de couteau, dans une pièce entièrement fermée, de manière incompréhensible.
Neuro déboule donc chez elle de manière.. tonitruante et passe un marché avec Yako: elle veut comprendre ce qu'il  s'est passé, il peut l'aider. Lui cherche à rassasier sa faim de mystères, tout en restant relativement discret, il a donc besoin d'une couverture aux yeux des humains.
oui c'est ien comme ça qu'il déboule chez Yako, sans comprendre vraiment pourquoi elle reste sans voix

Yako se fera passer pour une détective amateur très douée, Neuro résoudra les énigmes en se présentant comme l'associé de Yako, lui laissant tout le crédit de la découverte.

Mais évidemment passer un accord avec un démon est rarement de tout repos, surtout que celui là a des méthodes persuasives, très persuasives. En manipulant les cerveaux humains pour créer des illusions terrifiantes, ou en transformant ses mains en l'un des 777 outils démoniaques qu'il peut faire apparaitre à volonté pour démonter des objets lorsqu'il s'ennuie, enquêter à distance ou pourrir la vie de Yako. Oui car disons le carrément, c'est un parasite et un emmerdeur de première qui, en bon démon qu'il est n'hésite pas a user de méthodes coercitives pour l'obliger à bosser pour lui. Quitte à la torturer un peu ( qu'on se rassure, elle semble être aussi résistante et élastique que Luffy dans One Piece!)
Il faut dire que si son apparence terrestre est celle d'un humain presque normal ( un peu excentrique avec ses cheveux bicolores décorés de triangles de Penrose tout de même) quoique doté d'un corps déformable et d'une tendance à se tenir debout à l'horizontale sur les murs, lorsqu'il reprend son apparence démoniaque ( une tête ornée d'un bec de perroquet géant - ou de styracosaure-  muni de dents pointues et coiffé de cornes) on a de suite moins envie de s'opposer à lui.
vous voyez ce que je veux dire?

Je n'ai pas tellement adhéré au premier tome, les enquêtes sont peu "nutritives" je dirais. Mais l'expérience m'a appris à ne pas juger d'une série seulement sur son tome 1, et du coup, j'ai persévéré, parce que ce mélange de shônen complètement barré et d'enquêtes policières m'intriguait.  Dès le tome 2, les histoires se font plus longues, des personnages secondaires deviennent récurrents. Même si le principal centre d'intérêt pour l'instant reste de se demander quel outil démoniaque terrifiant tout en étant parfaitement ridicule Neuro va encore inventer. Parce que oui, c'est le décalage entre le quotidien super terre à terre de Yako et les bizarreries que peut faire un démon qui cherche à rester discret tout en ne connaissant rien aux habitudes humains qui a un certain charme délirant. Après ce que je trouve agréable c'est qu'il y a de la marge d'évolution pour les personnages, le héros est clairement sur terre dans le seul but de manger, mais insensiblement, devient presque sympathique , presque. Par moments. Sans cesser d'être malgré tout envahissant et tyrannique.

C'est barré, c'est énorme, c'est cartoonesque, les dessins défient la logique et les lois de la physique ou de la géométrie euclidienne, mais avec une bonne raison - lorsque le personnage principal peut changer de forme ou s'asseoir au plafond, pas étonnant de trouver quelques références à des figures impossibles, comme je le disais le triangle de Penrose, ou les dessins de Mauritz Escher, ou des effets kaléidoscope. Le graphisme est plutôt spécial, mais adapté à son sujet, donc de ce côté là ça va aussi .

Donc une découverte plutôt sympathique, je lui donnerai probablement encore sa chance sur les tomes suivants pour voir si l'humour décalé ne s'essouffle pas trop vite. En tout cas, elle vaut mieux que ce que son titre français un peu en bois laissait imaginer.
Il y a une adaptation animée, comme sur beaucoup de mangas, il faudra que j'y jette un oeil, j'aimerais bien entendre la voix qui a été donnée à ce personnage dingo et haut en couleurs.
en novembre, c'est shônen démoniaque

samedi 18 octobre 2014

Vagabond t1 et 2 - Inoue Takehiko

Ce mois ci, c'est la commémoration de la bataille de Sekigahara ( 20/21 octobre 1600) et je voulais marquer l'occasion, et quoi de mieux que de parler, à l'occasion du samedi manga d'un manga tiré d'un roman historique qui justement commence directement sur le champ de bataille. Attachez vos casques, nous partons sur les traces du samouraï Musashi.

En fait, il y a longtemps, j'avais eu l'occasion de lire le tome 1, qui m'avait complètement convaincue, et j'avais su qu''il devait y avoir une réédition en plus grand format. Celle que j'ai sous la main, qui regroupe les tomes 1 et 2 de l'édition classique. Apparemment, malheureusement, cette réédition somptueuse ne concerne que les deux premiers volumes, je ne trouve pas d'info sur le site de l'éditeur. Vraiment dommage elle est de toute beauté.

Voilà donc ce que je disais sur le tome 1,  je confirme ce que je disais à l'époque: il vaut mieux avoir lu le roman de Yohikawa auparavant, à cause des ellipses.

 Mais je ne suis absolument pas déçue: Takuan, que j'attendais avec impatience, apparaît dans cette deuxième partie et il est vraiment excellent. Mais vraiment, tout à fait tel que je me l'imaginais en lisant le roman. Pareil pour grand-mère Osugi, la vieille dame caractérielle. Le fait d'avoir les deux premiers tomes ensemble est très bon de ce point de vue, on se rend compte à quel point c'est une personnage complexe, à la fois vieille dame intraitable envers tout le monde, sauf envers Matahachi, son petit dernier - qu'elle n'hésiterait pourtant pas à punir d'un bon coup de pied au derche s'il était là. Mais sa détresse de ne pas savoir s'il est toujours en vie, son refus obstiné de l'imaginer autrement qu'héroïque ont quelque chose d'à la fois drôle quand on a vu le loustic en action, et touchant.
J'aime aussi beaucoup Otsu, il faut dire qu'elle et moi on a en commun de réagir contre l'adversité en se mettant en colère, même si je pleure moins qu'elle car je ne sais pas être triste autrement qu'en râlant.
 Mais sa manière de casser les fenêtres en braillant " salaud, salaud!" est très drôle, et là aussi, c'est un personnage féminin fort. J'avais déjà dit ça à la lecture du roman, les deux personnages féminins principaux sont absolument mémorables.
Par contre j'avoue que je n'avais pas souvenir que le frère cadet Tsujikaze intervenait dans cette partie là, mais mon souvenir du roman remonte à 2010. Faudra que je le relise à un moment libre. Il ne m'avait pas spécialement marquée contrairement à son ainé, il faut dire qu'il y a tellement de monde dans cette saga, j'ai un peu oublié les personnages secondaires.

Alors bon, ça m'ennuie terriblement de ne pas savoir si les tomes suivants vont avoir droit ou pas à cette double édition. Parce que là, maintenant j'ai hâte de voir arriver Kojirô Sasaki, l'éternel opposant de Musashi. Probablement pas avant quelques tomes, puisque là, Takezo n'est encore que Takezo, il n'a pas encore découvert la philosophie ni décidé de changer de vie et de nom.
M'en fiche , pour le plaisir, je remets les fresques faites par Inoue sensei pour une librairie de New-York parce que  Ouaaaaah!


et résultat:

et re-ouaaaaah!

parce que j'avais zappé la lecture de juin!

samedi 11 octobre 2014

Le pacte des yôkai T.1 - Midorikawa Yuki

Mois halloween oblige, le manga d'octobre sera donc une histoire de monstres.. ( le premier manga d'octobre en fait, j'ai une lecture de retard, je vais essayer de la combler ce mois ci)

Le pacte des Yôkai, je ne le connaissais que de nom, ainsi que le petit chat tricolore qui en est la "mascotte" en quelque sorte ( et voui, j'ai aussi ramené de voyage un porte clef à son effigie, on en trouvait partout il y a 2 ans)

J'ai pu trouver le tome 1 à la médiathèque et.. c'est parti.

On fait connaissance dès le premier chapitre de Takashi Natsume, lycéen orphelin qui a passé sa jeunesse trimballé de famille d'accueil en famille d'accueil, pour finir, au moment où commence l'histoire, par être hébergé chez de lointains parents. La raison de tous ces déménagements, c'est que Takashi est étrange. Vraiment étrange. il finissait toujours par effrayer les gens qui s'occupaient de lui en racontant des histoires de monstres. Et pour cause, depuis toujours il voit les créatures surnaturelles, qui semblent lui en vouloir personnellement. Du coup, il tient sa langue, n'en parle plus a personne, et se débrouille tout seul pour essayer de les semer. Et bien sûr, sa réputation de type bizarre ne fait qu'augmenter, lorsque les gens le voient fuir comme un dératé, devant.. rien.

Un jour, alors qu'il tente une fois de plus de se tirer des griffes d'un monstre agressif qui le prend pour quelqu'un d'autre du nom de "Reiko", il casse par mégarde une cordelette de temps qui scellait magiquement "Madara", un monstre enfermé dans une statuette de Maneki Neko, qui lui explique: Reiko était la grand-mère de Takashi, une femme dotée d'un grand pouvoir magique qui avait elle aussi la possibilité de voir les monstres et s'est retrouvée par conséquent marginalisée de la société humaine ( là j'ai envie de dire: comment a-t-elle pu avoir une descendance, si tout le monde l'évitait..). Elle a donc commencé à défier les monstres, qu'elle battait régulièrement à plate couture, les forçant à devenir ses "amis" ( enfin ça s'apparente à de l'esclavage plutôt)/ elle possédait un carnet, ou elle a inscrit tous les noms des monstres vaincus. Or posséder le nom d'un monstre, c'est l'asservir. Et si quelque chose arrive au carnet, si une page est déchirée ou brûlée, le porteur du nom qui y figurait meurt, aussi simple que ça. De fait, les monstres veulent surtout récupérer leur identité avant tout.

Takashi qui possède toujours le carnet dans les souvenirs de sa grand mère va donc devoir accomplir un rituel rendre l'un après l'autre leurs noms et leur liberté aux yôkai asservis par sa grand mère. Au grand dam de Madara qui le colle toujours, espérant récupérer le carnet avant qu'il ne soit entièrement vide, visible de tout le monde sous son apparence de Maneki Neko surnommé " Nyanko-sensei" ou " maitre Griffou" dans la VF. Son apparence réelle, une sorte de gros loup menaçant, n'est visible que de Takashi.

Comment dire. L'idée est bonne mais j'ai du mal à accrocher. Le scénario trop répétitif pour l'instant, chaque chapitre présentant un ou deux nouveau monstre qui récupère son nom et qu'on ne reverra plus. Hormis Takashi et Nyanko Sensei, les autres personnages ne reviennent jamais, du coup il est assez difficile de rentrer dans l'histoire, qui est une succession de sujets indépendants. Chaque chapitre refait d'ailleurs une rapide présentation de l'histoire, ce qui n'aide pas. Dans une magazine de prépublication, qui parait  tous les mois ou toutes les semaines, je comprends. Des lecteurs peuvent arriver en cours de route et être largués. Dans une une version reliée, ça me gêne toujours un peu.
Pas grand chose à dire sur le graphisme, il est assez classique et ne casse pas des briques pour l'instant. L'idée du lycéen qui voit les monstres non plus, n'est pas très novatrice: C'était déjà le cas du héros de XXX Holic et surtout du Cortège des cents démons.

C'est surtout avec ce dernier que la comparaison fait mal.
Le Cortège est une série que j'avais adoré, vraiment. J'avais accroché à fond dès le premier tome. Malheureusement, elle a commencé à paraître en 2007, et n'a pas su trouver son public, et s'est arrêtée en France au bout de 6 tomes alors qu'il y en a 18 ou 19. Cet arrêt est vraiment ma pire déception éditoriale des dernières années. Le graphisme était très joli, plutôt de style réaliste, les personnages secondaires nombreux et attachants, le côté tranche de vie quotidienne allié au contexte fantastique passait très bien. Mais il n'a pas eu le succès escompté. Un éditeur anglophone avait prévu de le publier en anglais, et j'étais prête à acheter les tomes suivants en anglais pour avoir la suite. Mais il n'a  pas donné suite. Et apparemment même en scantrad amateur, personne ne s'est dévoué.

Donc non, ça n'est pas une très bonne lecture. Pas mauvais, mais pour le moment, pas mémorable.
MAIS
Je sais d'expérience qu'un premier tome n'est que rarement convaincant, donc  l'occasion je lirais le deuxième pour voir. D'abord parce que Nyanko Sensei est plutôt marrant, à se la jouer comme yôkai supérieur, je suis meilleur que vous, bande de nases.. tout en réagissant comme un chat qui s'amuse avec une ficelle.
Après pour donner une chance à la série. Bon logiquement par la suite, la série DOIT faire intervenir d'autres personnages récurrents et une vraie trame narrative pour exister. Je pense qu'on reverra le moine et son fils qui apparaissent dans l'une des histoires.

Et puis  elle a été adaptée en série animée, on verra, si je n'accroche pas au manga, il n'est pas exclus que je préfère l'anime. On verra bien . En tout cas pour l'instant, la poursuite de ce titre n'est pas vraiment ma priorité, et si le tome 2 ne me convainc pas plus, je passerai à autre chose. Dommage j'aurais vraiment aimé l'apprécier, mais non, ce n'est pas lui qui me fera oublier la déception de l'arrêt du Cortège.
Il y a des yôkai sur le vaisseau fantôme!
octobre: un shôjo plein de créatures fantastiques

jeudi 9 octobre 2014

Japon Miscellanées - C. Deltenre et M. Dauber

Un petit article, juste pour signaler ce livre, sans entrer vraiment dans le détail, car il s'agit d'une .. liste. Un peu comme les Miscellanées de Mr Schott.

Les auteurs mettent en avant, sans approfondir, divers aspects de la vie et de la culture du Japon. Le but n'est pas d'être exhaustif ou didactique, mais simplement d'évoquer des aspects, amusants, étonnants, différents.. du pays.

200 petites entrées donc, du plus traditionnel: voie du thé, bouddhisme, shintoïsme, sumô, au contemporain : mode lolita, films à succès, haute couture, Pop musique..
On y parle des légendes sur la création du pays , par les dieux Izanami et Izanagi, sur la déesse du soleil, Amaterasu partie bouder par suite d'une mauvaise blague de son frère le dieu des tempêtes, des superstitions, du rapport qu'il y a entre Hello Kitty et le Maneki neko.

On y apprend pourquoi les chauffeurs de taxi portent des gants blancs, et on y découvre l'importance de la carte de visite.

On passe de l'art de l''emballage ( tiens oui, au fait, comment emballer 5 oeufs) à celui de " l'emballage " militaire, le shibari, une forme codifiée de ligotage des prisonniers ( car on n'attachait pas un noble comme un péquenot) devenue depuis une pratique...SM. SM, mais artistique, attention: on n'attache pas n'importe qui n'importe comment. A savoir si vous comptez  emballez des gens, à tous les sens du terme.

Et pour ne pas rester sur une note graveleuse, je vous dirais aussi qu'on y trouve une sélection de lieux à voir, d'artistes contemporains, de romanciers, de haïkus à lire..et de recettes de remèdes traditionnels, assez.. surprenants: pour lutter contre le rhume, du saké chaud additionné d'un jaune d'oeuf ou une infusion de gingembre, c'est encore compréhensible. Je dote cependant de l'efficacité de la pincée de soufre dans le nombril pour lutter contre le mal de mer. Par contre la décoction de mue de serpent contre  la tuberculose...oui, hein, heureusement qu'on a poursuivi la recherche médicale, sinon la maladie ferait encore des ravages!

Une lecture sympathique, souvent drôle, qui a surtout le mérite ( et le but) de servir de mémento pour aller creuser un peu plus les thèmes qui vous tentent. en tout cas, je vais aller fouiller un peu du côté des architectes, des films classiques, et me procurer le recueil de haïku " fourmis sans ombre" auquel il est fait référence à plusieurs reprises.

Le Japon vu par.. encore une Belge ( Chantal Deltenre est  d'Ath)

samedi 4 octobre 2014

Au coeur du Yamato T3 - Shimazaki Aki


Et donc, dans la foulée du tome 1, le tome 3: Tonbo. Pour une fois, le titre ne faut pas référence à une plante, mais à un animal, la libellule, et a une chanson connue au Japon: aka tonbo, la libellule rouge.
Que voilà, en version chorale:
Cette fois, le récit est centré autour de Nobu, un personnage déjà croisé dans le tome 1 ( finalement j'ai bien choisi mon ordre de lecture involontairement). il s'agit du collègue de Monsieur Aoki, qui, excédé par l'ingérence dans sa vie privée de la société Goshima où il travaillait, a quitté son emploi et fondé sa propre société: une école privée dédiée aux cours de soutien le soir pour lycéens, et aux cours culturels et artisitiques pour adultes en journée ( ikebana, par exemple) Des cours toujours axés sur les arts traditionnels japonais ou la langue classique, il y tient.

L'école privée se trouve dans les locaux d'un ancien magasin de musique, et dispose toujours d'un piano. La femme de Nobu, infirmière qui n'a pas arrêté son travail pour s'occuper de ses enfants ( ce qui en 1987 en fait un couple à part: un salarié qui change de travail et une femme qui continue à travailler. qui plus est, les deux sont  chrétiens pratiquants), lui fait alors une proposition intéressante: pourquoi ne pas recruter un professeur de musique histoire de faire de l'école un vrai centre culturel, quelqu'un qui pourrait diriger une chorale et donner des cours de piano, car elle aimerait bien apprendre à chanter.

Nobu qui pense que c'est une bonne idée reçoit par hasard, avant même de passer l'annonce, un coup de téléphone: un homme, nommé Jirô, qui justement est professeur de piano, aimerait le rencontre.
Il s'agit en fait d'un ancien élève de père de Nobu, professeur de lycée qui enseignait justement dans des cours du soir , et s'est trouvé mêlé involontairement à une sombre histoire entre deux lycéens, Kazu et Jirô. Kazu, petit vouyou de famille riche, rackettait ses camarades, particulièrement Jirô, et que le professeur l'avait surpris et giflé. Kazu est mort le lendemain, d'une tumeur au cerveau, la gifle n'était pas en cause, mais les médias ont monté l'histoire en égpingle, le professeur est devenue " le prof qui a battu un élève à mort", à perdu son travail, sa réputation et a fini par se suicider.
Ca c'est ce que Nobu a toujours su, mais Jirô vient maintenant lui apporter des précisions sur cette histoire, des détails que tout le monde ignorait. Cette rencontre va enfin permettre à Nobu d'accepter le suicide de son père et de passer à autre chose.

J'ai un peu moins, un petit peu moins apprécié ce tome, peut être parce que contrairement aux autres, personne ne voyage ou n'a envie de voyager. Peut être parce qu'il est plus sombre que les autres, et du coup manque de la légèreté qu'avaient les autres volumes, malgré des thèmes aussi dramatiques. Peut être aussi parce qu'on en sent plus planer la menace de la société Goshima, qui était presque un personnage à part entière jusque là? Parce que par moment, le récit se perd un peu sur des digressions historiques au sujet d'un royaume mythique de l'histoire japonaise que personne n'arrive à situer? Difficile à dire. Un peu pour toutes ces raisons. Mais voilà, je l'ai trouvé un peu en dessous des autres. Pas mauvais, juste un peu moins bon.

Hakuôki saison 1 ( Série d'Animation)

Une fois n'est pas coutume, une série d'animation récente.
Voui.
Que j'ai fait exprès de garder en réserve pour Halloween, car il va être question de samourai, de démons et de zombies/vampires, entre autres.
Tiré d'un jeu vidéo.
Le plus improbable possible.

Que je vous explique. Il y a de cela environ 2 ans, en trainant sur les forums de jeux vidéos, je suis tombée sur une chronique détaillée (ou plutôt un "let's play", une partie illustrée image par image par un jour, avec des commentaires souvent humoristiques) d'un jeu PSP intitulé Hakuouki. Dans un domaine qui n'est absolument pas le mien à la base: le jeu .. de drague. Oui, ça parait bizarre, mais celui là est à part, car au final le côté drague reste assez léger, et le joueur, un gars - donc a priori encore moins concerné que moi- était parti avec l'idée de faire une critique humoristique et s'est finalement tellement pris au jeu qu'il a finalement dit le plus grand bien de ce qu'il comptait moquer. Je le mets dans un coin de ma tête avec l'intention d'y jouer un jour, peut être, tant qu'à jouer à un otome game ( un jeu "pour fifille") autant que ça en soit un bien écrit. Mais il est sur PSP et je n'en ai pas.

GNUH?

Ah, mais oui, je vous vois venir: OUI, j'ai été la première surprise mais donc il existe un jeu vidéo de drague avec des samourai et des démons, et des zombies? Oui! Je vous rassure de suite, il ne va pas être question de draguer des monstres mangeurs de cerveaux qui sèment leurs membre aux quatre coins d'une ville .Et je suis sure que certain(e)s vont même le regretter :D

La communauté sur le forum est sympa, il y a un bon sens de l'humour.
Là dessus , automne 2012, je pars en voyage au Japon, et je tombe sur des affiches, des bandes annonces et même un pachinko décoré en référence à Hakuouki. Je croyais le truc ultra confidentiel, et en fait, non, c'est apparemment une énorme carton au Japon. Du coup, je me pique au jeu, je prends des photos de ces goodies à l'intention des gens du forum, et au final, je reviens avec 3 porte-clefs chibi samourai en souvenir de cette " quête" qui m'a quand même bien amusée.

Et en rentrant je découvre que non seulement la licence a été déclinée en plein de version , bien qu'un seul jeu ait été traduit en anglais, le reste n'est pas -encore- disponible hors Japon. Des goodies plus ou moins n'importe quoi. Et bien sur un dessin animé.


Je vous rassure de suite: l'histoire d'amour passe pas mal à la trappe, au moins dans la première saison, la série se concentre sur l'essentiel: blood and guts!
Ouééééééééééé!

L'histoire commence en 1864. On y suit Chizuru, une jeune femme originaire d'Edo qui arrive à Kyotô. son père un célèbre médecin est porté disparu et a été en dernier lieu vu à cet endroit là. Pour plus de sécurité Chizuru s'est déguisée en jeune garçon et armée d'un kodachi au cas où elle ferait de mauvaises rencontres. ce qui arrive dès les premières 10 minutes de l'épisode 1.
Attaquée par des bandits, elle ne doit la vie sauve qu'à un type aux cheveux blancs, au regard de dément, vêtu d'un haori bleu clair, qui se met a étripailler joyeusement les bandits - et à les bouffer, miam! - au clair de lune. avant de se dire que le gamin ferait un repas bien plus savoureux.
Et d'être arrêté aussi sec par 3 autres individus portant la même tenue bleue, qui se demandent que faire de Chizuru qui a tout vu, c'est ennuyeux, si ça se sait on est mal barrés, si on s'en débarrassait là maintenant, plus de témoins...
oui.. épisode 1. Donc je répète, c'est tiré d'un jeu.. pour nanas. Bon, on va dire Pegi 16 quand même.
Oui, c'est ce qu'on peut appeler une mauvaise journée.

Au final, l'un de ces 3 types tout aussi louches que les précédents pense que buter des civils comme ça, c'est mauvais pour leur image, et que c'est peut être une meilleure idée que le chef en décide lui même, hop on ramène le paquet au QG. La hiérarchie décidera. Quand on doit sa survie à une décision administrative, il y a de quoi s'inquiéter un peu, beaucoup, énormément.
non, je vous rassure, ce n'est pas ce que vous croyez. Juste la conclusion d'une très mauvaise journée.

La pauvre Chizuru se retrouve donc prisonnière d'un groupe particulier: le shinsengumi, une sorte de police spéciale, assemblée de bric et de broc, qui fait régner l'ordre dans Kyotô de manière assez musclée et souvent expéditive. Ce qui leur vaut une réputation assez peu flatteuse.

...et vu l'ambiance, c'est parti pour une autre mauvaise journée.
 Chance pour Chizuru, dont le déguisement n'a trompé personne, vu que c'est une femme, elle ne sera pas exécutée sommairement, et re-chance, il s'avère que le Shinsengumi recherche aussi son père qui a participé.. à des choses très louches dont le résultat est la création d'une unité de supersoldats qui tiennent à la fois des zombies et des vampires.
Elle va donc rester là et servir de bonniche d'aide de camp à tous ces samourai, dont certains semblent n'attendre qu'une occasion propice pour la trucider. Mais, bon, peu à peu, elle arrivera rester vivante, entière, et même à trouver sa place au milieu de tous ces gens. Et pas uniquement en faisant la tambouille ou la lessive, elle va gagner ses galons et le droit de patrouiller à condition de rester déguisée.

Je ne vais pas entrer totalement dans les détails, mais ce qui commence comme un dessin animé historique prend alors un tour plus fantastique: savant fou, expériences scientifiques ratées, intervention de démons.. sur fond de politique. SI! En élaguant tout ce qui peut être trop sentimental, et je ne vais pas m'en plaindre.
je vous rassure, elle n'est pas si gourdasse, si elle tient son sabre à l'envers, c'est pour ne pas blesser quelqu'un en s'entrainant, sauf que bien sur...
Je ne résiste pas à vous montrer la suite de la séquence d'entrainement.
non petite scarabée tu n'est pas encore prête. Si ça avait été un vrai assaillant, tu n'aurais plus de tête.
LE truc un peu dommage c'est qu'on commence avec une héroïne qui sait se battre et qui, bien que plutôt sympa, ne sert au final pas à grand chose, si ce n'est à apporter un regard extérieur sur ce qui se passe dans ce camp armé. Le contexte politique est aussi un peu trop vite survolé à mon goût, ce qui est un peu compréhensible, vu que l'anime s'adresse a des gens qui ont déjà une vague idée de la situation politique de leur pays, de la rivalité entre l'ancienne capitale et la future nouvelle, et de tous ces affrontements de bandes rivales. On aurait pu se passer du personnage principal et orienter l'histoire de manière plus politique, ça aurait aussi été possible.
Mais, schématiquement, dans l'idée des scénaristes je suppose que ça a été:  soit on garde le combo "monstres, politique et sabres" et on prend le risque de rater la moitié du public potentiel s'il n'y a pas au moins UNE nana à qui s'identifier, soit on axe plus " bons sentiments et cerisiers en fleurs", et on perd la moitié du public potentiel aussi. Le résultat est au final un peu inclassable: une série de baston contre des monstres, sur fond de guerre civile, dotée d'une esthétique shojô et d'une héroïne d'un intérêt presque secondaire. Loin de moi l'idée de m'en plaindre, hein, moins ça rentre dans une case, plus il y a de chances pour que ça retienne mon attention.

Au niveau décor, production, effet de profondeur, pas grand chose à redire, c'est une production récente, animation fluide, tout ça...


Mais une série animée qui part sur des faits réels, quitte à les tordre un peu pour intégrer les éléments fantastiques, ou a accorder un sursis à un personnage qui est réellement mort dans des circonstances peu héroïques...C'est une idée louable. En tout cas, je prends!
Depuis le début, je vous parle de zombies/vampires hé bien en voilà un...leurs caractéristiques étant d'avoir les cheveux blancs et les yeux rouges. De craindre la lumière. Et de perdre la boule quand ils ont la dalle. Un peu comme le lapin de Caerbannog. A fuir!
Le démon lui, paraît normal la plupart du temps, sauf quand il est très en colère.  Il a alors les cheveux blancs, les yeux jaunes et des cornes. Là ça craint. . A fuir!

Car mis à part les démons  et les zombies, oui, la toile de fond est historique: le shinsengumi a existé, les personnages sont inspirés de gens qui ont existé ( remaniés, quand même, parce qu'une tripotée de beaux gars, c'est quand même plus vendeur qu'une troupe de moches armés jusqu'aux dents), les événements rapportés ont existé...
Bon évidemment, moi, européenne, il a fallu que j'aille fouiller la toile pour me renseigner un peu plus, et c'est là que j'ai vu que l'animé a été généreux avec le physique de certains... Je vous conseille juste de ne pas aller chercher la photo d'époque du dénommé Saitô ( le type, un peu plus haut, le briseur de coeurs - à coup de sabre, celui qui manque faire perdre la tête aux filles - au sens le plus strict du terme) ça casse franchement le mythe.

Et je m'aperçois que j'ai  failli oublier celui là, ce qui est un peu ballot, parce que c'est quand même le personnage principal, et probablement la raison pour laquelle le scénario a dérivé en histoire de démons.
Ceci est un chef . Reconnaissable à son air perpétuellement grognon et à sa propension à ramener les règlements sur le tapis à tout propos, assortis de menaces diverses et variées en cas de manquement auxdits règlements. A fuir aussi!
Donc voici le principal personnage historique, Hijikata Toshizo, qui n'a pas spécialement un rôle central dans cette première saison, mais.. Le vrai Hijikata, vice capitaine du shinsengumi était surnommé par tout le monde " vice capitaine démon", tant son caractère épouvantable et son intransigence maniaque sur le réglèments étaient connus de la ville entière. Du pain béni pour un scénariste qui n'a qu'à extrapoler " et si on mêlait réellement un démon a l'histoire?".
Et pour l'anecdote, la deuxième raison de sa notoriété dans le Kyotô des années 1860, hormis son caractère de cochon, c'était d'être un Don Juan notoire qui avait une conquête dans chaque quartier. Vrai ou pas, ça reste à prouver. Faut dire que bon.. là je peux vous rajouter la photo d'époque sans risque.

Mesdames, je vous présente Mister Kansai 1864
Oui. Beau gars en vue. Même en faisant la tête. Je conçois sans peine qu'il ait attiré les regards de toutes les femmes du coin. Et probablement de quelques messieurs aussi, sans doute.
( Remarque sérieuse, j'adore ces anciennes photos, je ne m'en lasse pas, ça me fait toujours une impression indéfinissable de voir la tête de quelqu'un vécu il y a 150 ans. Pareil pour les photos de la conquête de l'Ouest, ça donne une réalité à cette époque à la fois proche dans le temps et lointaine au niveau de la technologie)

La série a quand même laissé cette deuxième réputation de côté. On peut saigner tout ce qui bouge, mais pas draguer ouvertement, même si quelques allusions sont faites à des soirées dans les quartiers des plaisirs.

Après ce n'est pas la première fois que je croise le nom du Shinsengumi et de ses représentants principaux ici ou là dans un manga ou une animation, apparemment c'est une histoire ultra connue au Japon ( on en parle entre autre dans un autre dessin animé, encore plus barré: Gintama, où cette fois, ce sont les extraterrestres qui déboulent en plein XIX° siècle. Ou dans Kenshin le vagabond, admirez ma culture " fifille").

Pour comparer, c'est  un peu comme si on sortait un jeu, un dessin animé et des goodies improbables autour de Vidocq et de sa police (euh, on a eu une série télé, un film pourri...) Bon, un peu comme si on faisait tout ça, en faisant combattre la police de Vidocq contre des démons et des zombies. C'est n'importe quoi? Oui.
Mais du n'importe quoi sympa et qui m'a amenée à me renseigner sur l'histoire et j'ai donc compris pourquoi déjà en 2007 j'avais vu dans les arcades marchandes de Kyotô des références visuelles à des tenues bleu ciel.

En fait, au delà, du dessin animé lui même ( il faut quand même une tolérance aux cerisiers en fleur sous la lune et aux cheveux qui volent dans le vent, et aux inévitables stéréotypes du genre: le type grognon, la mascotte qui parait avoir 12 ans, le type sympa, le dragueur, celui qui ne dit jamais rien..  pour apprécier. Mais là encore, c'est quelque chose qu'on retrouve dans quasiment tous les dessins animés où une bande de gens disparates s'associent), c'est l'époque mise en avant qui est intéressante: le changement de capitale, la guerre civile et la fin très proche de l'ère des samourai, qui sont déjà largement sur le déclin et vus comme des vestiges d'une autre époque par la majorité de la population. Et ça c'est intéresant. Je vais avoir du mal à trouver des sources en français sur ce sujet, mais oui, je vais chercher.

D'ailleurs, j'avoue: je repousse mon visionnage de la saison 2. Parce que l'Histoire vient me spoiler l'histoire. Spoil: Et vu ce qui s'est passé dans la réalité, je sens que ça va très très très mal finir, même sans l'aide de monstres.  Blood and guts, y'a des têtes qui vont tomber, et pas au figuré, préparez-vous mentalement, ça va être l'hécatombe..Fin spoil. L'Histoire est une garce.

Puis vous savez quoi, j'ai trouvé l'ensemble tellement sympa que j'ai craqué: j'ai commandé une PSP et le jeu en import. La découverte inattendue de ces derniers mois et d'autant plus que c'était parti pour être absolument pas mon rayon.

Donc pour les curieux, la série n'est pas licenciée en France, pour le moment, c'est sur les sites de streaming qu'on peut la trouver, traduite par des amateurs donc avec une qualité amateur, mais j'ai déjà vu pire, c'est déjà bien qu'on puisse avoir accès à des choses que les éditeurs officiels n'auront sûrement pas le courage de tenter de peur de se ramasser.
Pour l'instant , il y a 2 saisons de 12 épisodes, ce qui est court pour tout traiter, plus un préquel , et quelques OAV pour développer les personnages secondaires. Je vais donc voir ça dans l'ordre.
le challenge Halloween se balade au pays des Yôkai: samedi série avec des démons, des vampires et des samourai


Par contre, note pour moi-même, la prochaine fois que je parle d'un truc, quel qu'il soit, qui ait un rapport de près ou de loin à la culture otaku.. ne jamais oublier lorsque je cherche des images, l'existence de la règle 34 de l'internet.

mardi 30 septembre 2014

Au coeur du yamato T1 - Shimazaki Aki

Oui, je fais les choses dans le désordre.. Et c'est seulement après avoir lu le 2° et le 4° que j'ai trouvé le tome 1.

Mitsuba , donc, raconte à peu près la même histoire que Tsukushi, mais d'un autre point de vue.
Une histoire d'amour qui tourne court à cause des conventions sociales et le la pression familiale.

Dans Tsukushi, on découvrait le point de vue de Yûko Tanase, réceptionniste dans une grande société commerciale, qui racontait comment, à la suite des pressions de sa famille, elle avait du quitter monsieur Aoki, son fiancé, pour épouser le fils d'un banquier qui finançait à la fois la société Goshima, où elle et Monsieur Aoki travaillaient , mais également celle où travaillait le père de Yûko. Par crainte de représailles envers son père et son fiancé, elle avait cédé pour un mariage de convenances, ni vraiment malheureux, ni tout à fait heureux. Un bonne partie de l'histoire est d'ailleurs consacrée à tout ce qui suit la rupture.

Dans Mitsuba, c'est le point de vue de Monsieur Aoki que l'on voit: comment il rencontre Yûko, et comment cette histoire va capoter à la suite d'interventions plus ou moins directes de ses supérieurs pour qui l'équation est simple: le fils de la banque qui nous finance veut épouser la réceptionniste, cette fille est donc un placement à ne pas laisser partir à la légère. Sa vie privée passe en second face aux intérêts de la société.
Plus que dans Tsukushi, c'est la pression sociale au sein de l'entreprise qui est évoquée, via la succession de blocages auxquels Monsieur Aoki se heurte. Il n'a pas le courage de suivre l'exemple d'un de ses collègues, mal vu par ses chefs car il ose préférer sa vie personnelle et familiale à son travail, et qui finit par démissionner plutôt que d'accepter de se sacrifier à son travail.Via aussi l'histoire de Monsieur Aoki senior, mort de surmenage au travail, quelques années plus tôt.

Au départ, j'ai un peu regretté de les avoir lus dans le désordre, parce que du coup, je savais ce qui allait se passer pour Yûko et son fiancé. Et que par conséquent, l'histoire de Monsieur Aoki, un personnage sympathique qui ne mérite pas ce qui lui arrive, me paraissant encore plus triste.
Mais au final, je me demande si ce n'est pas une bonne chose, car c'est vraiment dans Mitsuba qu'on apprend ce qui s'est passé après le point final de Tsukushi, et avant les autres récits, pour Monsieur Aoki senior ( son histoire est à peine évoquée dans les autres tomes, comme une vague anecdote, alors qu'elle est dramatique)

3° lecture de cette série et de cet auteur, et j'admire la façon qu'elle a de faire des histoires qui se complètent de tome en tome, s'éclairent l'une l'autre, tout en renouvelant les thèmes ( la pression sociale et le monde du travail dans Mitsuba, les traumatisme de guerre et la maladie dans Zakuro, les secrets de famille dans Tsukushi...), avec comme personnage récurrent une entreprise entière, la société Goshima autour de laquelle tournent toutes les histoires personnelles des personnages.
Vraiment, encore une très bonne lecture. Triste mais avec une note  heureuse: l'ouverture d'esprit des héros qui résistent à leurs manière aux conventions et au repli sur soi - Monsieur Aoki et Yûko se rencontrent en cours de langue, Yûko rêve d'aller revoir Montréal qu'elle a visité étant jeune, et regrette d'avoir dû quitter Kobe, une ville qu'elle apprécie parce qu'elle est plus cosmopolite que Tokyo - on est en 1984. J'aime énormément leur état d'esprit. Ca et les petites notations temporelles ( il y est question du tremblement de terre de Kobe en 1995, je m'en souviens bien c'était l'année de mon bac...)

Bon, hé bien le tome 3 m'attend! Jusqu'à présent énorme coup de coeur pour cette série de courts romans, aux titres végétaux ( Mitsuba signifie " 3 feuilles", un surnom pour le trèfle qui sert d'enseigne à un café)

samedi 27 septembre 2014

Thermae Romae T. 1 - Yamazaki Mari

Encore un tome 1, oui, je présente beaucoup de tomes 1 pour ces samedis manga, promis après je développerai!

Donc à l'origine, c'était mon titre prévu pour juin, au motif que j'étais en cure thermale, puis pas eu assez de temps.

Donc, nous partons pour la Rome antique, en 128 de notre ère pour être précis, sous le règne d'Hadrien pour nous baigner aux thermes. Lucius Modestus est un architecte spécialisé en conception d'établissements thermaux, mais, au début de cette histoire, il vient de perdre son dernier contrat: ses plans ne sont pas assez modernes, pas assez audacieux.
Alors qu'il broie du noir, et tente de se changer les idées en allant aux thermes, comme tout romain qui se respecte, il manque se noyer, est aspiré dans une conduite d'eau et se retrouve projeté.. au XX° siècle au Japon. Très exactement, sans ce qui semble être un bain public de quartier. Choc des cultures: le grand romain taillé comme une statue se retrouve perdu au milieu de petits bonshommes à " face plate" qu'ils prend pour des esclaves, en supposant que la conduite  reliait en fait le bain des citoyens à celui des esclaves juste à côté. Tout l'étonne, jusqu'à ce qu'il se réveille, à nouveau chez lui, à Rome, à l'époque de l'empereur Hadrien.
Mais ce voyage spatio-temporel va lui donner de nouvelles idées pour améliorer ses plans malgré les décalage évident entre les deux cultures, source de gags assez fendards. Car les japonais modernes s'amusent énormément des bourdes et de l'innocence de ce touriste qui ne parle pas la langue et semble s'étonner de tout. Et Lucius est fort marri, non seulement de se trouver projeté , lui le fier romain convaincu de la supériorité de Rome, dans une culture qui non seulement lui semble plus avancée ( et pour cause, même s'il en suppose pas un instant avoir fait une visite dans le futur), mais aussi une potentielle puissance militaire rivale pour Rome. Et surtout, il commence à complexer, car les idées novatrices qui commencent à lui valoir, au fil des mois et des années un succès grandissant, ne sont qu'impostures et copies d'une autre culture, même si lui seul le sait.

Un manga plutôt sympa, souvent drôle , qui met en miroir deux cultures très très différentes mais qui ont le même goût des bains. Pour moi qui ait visité les ruines grecques et romaines à plusieurs occasions, et qui ai testé plusieurs onsen, ça me parle évidemment. Les gags sont plutôt  bien vus ( Lucius qui émerge dans un bain extérieur et tombe nez à nez avec des singes.. contre lesquels il ne manque bien sur pas de se friter, ou qui découvre un artefact d'une civilisation supérieure: le distributeur de savon Hello Kitty, ou encore les toilettes supermodernes qui font de la musique: il s'imagine que quelque part derrière le mur il y a un esclave qui joue de la musique pour occuper les utilisateurs)

Après je regrette un peu la structure assez répétitive de ce premier tome: chaque chapitre correspond à un problème particulier, qui Lucius va résoudre en faisant un petit voyage dans le temps - à chaque fois qu'il met les pieds dans un bassin d'eau chaude en fait, plouf! le voilà parti pour le monde moderne). Donc idée sympa, mais le découpage tourne un peu en rond, c'est dommage.
Mais rien que pour l'originalité du sujet et le comique de situation, je pense que je lirais la suite à l'occasion...


mardi 23 septembre 2014

Ghost in the shell ( long métrage d'animation)

Puisque c'est la semaine des robots, j'en profite pour revoir ce film que j'avais vu à sa sortie en 1995, sans bien tout comprendre. Il faut dire qu'outre les robots, il est question de piratage informatique, de net, d'autoroutes de l'information.. toute choses qui en 1995 ne me parlaient pas. Le net ici en était à ses balbutiements, et je n'ai pourtant pas été parmi les derniers à m'équiper. Comme pas mal de monde, la famille a attendu 1998 et le début des offres qui ne coûtaient plus un bras pour s'y mettre.

Donc, comment dire, pas mal de choses qui m'ont parues claires maintenant m'étaient restées opaques à l'époque. En fait j'avais gardé deux images en mémoire: le générique absolument, magnifique qui montre la construction de l'héroïne - donc quelque chose d'extrêmement moderne - sur fond de musique traditionnelle japonaise réorchestrée ( là où on attendait une bande son hypermoderne!), pour un résultat totalement envoutant. Ca et les secrétaires-robot aux doigts ramifiés pour taper plus vite.
ça serait super-pratique!

Et je ne résiste pas à vous mettre ici le générique que je trouve fascinant.


Le film est tiré d'un manga sorti fin années 80, début années  90. Le premier film date donc de 1995, la thématique a été depuis déclinée avec un 2° film " Innocence" en 2004 - que je n'ai pas vu, hormis le générique auquel j'ai moins accroché, le design des robots me plaît moins. Une série d'animation " stand alone complex" en 2004/2005, et un 3° film " stand alone complex" en 2006.
C'est un peu la pagaille, mais c'est bien du premier film que je parlerai ici.

En 2028, les robots sont bien intégrés dans la société, et il n'est pas rare de travailler parmi des collègues plus ou moins humains à divers degrés. Le major Kusanagi, super-policière d'une brigade anti-terroriste d'élite est de ceux là. C'est un cyborg: seul son cerveau est d'origine - bien que le film n'explique pas précisément pourquoi-  son corps est entièrement synthétique, équipé du dernier cri de la technologie en matière de camouflage thermique.

Et encore, même son cerveau n'est plus tout à fait d'origine, il est amélioré par des implants, qui lui permettent de se connecter en réseau avec ses collègues eux aussi équipés d'implants variés, afin de communiquer instantanément et à distance ( maintenant on dirait en wifi). Or ces policiers de chocs connectés vont devoir lutter contre le "puppet master", un pirate informatique, impossible à localiser, qui commence à prendre le contrôle de robots entièrement synthétiques, sans une seule cellule vivante, ce qui est censé être impossible, car il n'ont pas de "ghost" (l'équivalent pour une cyborg de la conscience humaine, ce qui fait qu'il est un individu à part entière, en dépit de son corps mécanique..). Une traque qui va plonger le major dans des réflexion philosophiques et l'amener à se demander ce que c'est qu'être vivant, ce que c'est que l'identité? est-elle humaine, bien que ses collègues la traitent comme telle, elle qui n'a pas grand chose d'humain dans le fond? Comment avoir la preuve que sa propre conscience est bien originale, et non le résultat d'un programme très bien conçu? qu'est-ce que c'est que "penser"?

Un problématique proche de celle de Blade Runner.

Car ce qui est intéressant dans le film, ça n'est pas tellement la trame policière, car de ce côté là, ça reste quand même assez flou au niveau scénario, mais bien les interrogations métaphysiques qu'il pose.

Et si j'en parle maintenant, c'est qu'il y a autour de ce film une actualité qui m'inquiète.. beaucoup...
Une future adaptation américaine en film live ( avec une actrice qui, robot pour robot, a plus la tête à jouer Flash dans une remake US de Real Humans.. et vu le succès de cette série, le remake n'est qu'une question de temps..)
Non c'est surtout que je crains beaucoup que les questionnements métaphysiques soient évacués au profit d'une énorme mise en avant des effets spéciaux, et que le scénario nous rajoute une histoire d'amour pipeau. Vu le pédigrée du réalisateur, j'ai peur, j'ai très peur! D'autant que le cyberpunk en prise de vue réelle, ça peut donner des pépites ( je parlais de Blade Runner, mais eXistenZ aussi.. seulement voilà, aux manettes il y avait respectivement Ridley Scott et David Cronenberg en pleine forme. Mais ça peut aussi donner des bouillons plus ou moins ridicules, et je vais être gentille, je ne vais pas balancer.. oups, ça m'a échappé)

Puis il y a quand même pas mal de scènes de démembrement de robots. Va transcrire ça en prise de vues réelle sans faire classer le film en horreur/gore. Et transcrire le dialogue intérieur de personnages qui discutent par réseau. Autant dans un film d'animation ça ne me pose pas de problème, autant dans un film  normal, la voix off a vite tendance à me gonfler.

De toutes façons , il n'y aura pas la musique de Kawai Kenji, donc ça  ne vaudra pas grand chose :p ( Le même compositeur a également oeuvré pour la version originale de The Ring entre autre. Ca a un côté progressif .. oh.. oui, en effet, je viens de trouver ça )
Parce que qui dit robots dit Japon...

samedi 20 septembre 2014

cuisine japonaise (3) - le meilleur repas de ma vie...

Alors là, c'est un peu spécial, j'ai eu l'occasion de pouvoir aller dîner dans un temple, un repas entièrement végétarien, et même complètement végétalien en fait. Mais de la cuisine végétalienne de luxe. C'était pas donné, mais je tenais absolument à le tenter après avoir vu les photos des plats. Moi qui ne vais jamais au restaurant de luxe en France, pour la bonne raison que je n'y trouve jamais ce qui me plairait, que les portions sont minuscule, et que ça me ferait vraiment mal au porte monnaie et au coeur de payer très cher pour ne rien pouvoir avaler ( parce que non, sans être vraiment végétarienne, la viande ça n'est pas ce que j'apprécie vraiment, le foie gras, rien que l'odeur me rebute, et je crains les fruits de mer.. tout ce que la cuisine française considère comme raffiné).

Donc là, c'était végétalien, donc sans problème pour moi, pas de risque de tomber sur un coquillage planqué dans un plat.
Donc là, on se dit " dans un temple? préparé par des moines? mais ça va être frugal, insipide, assis inconfortablement..." que Nenni. Les moines bouddhistes ne sont pas des moines chrétiens, il y en a de plusieurs sortes, qui hors de leur service au temple peuvent mener une vie civile, avoir une famille..
Et de fait nous avons été accueillis par un monsieur très sympathique, très souriant, et très content  de voir arriver un petit groupe de français. Petit, et tant mieux, car c'est vraiment le genre de repas qui s'apprécie en petit comité.
Déjà , voilà le lieu:



oui... accueillis comme des ministres!
ça c'est le menu.. traduit en anglais, que j'ai essayé de traduire en français ..
13 plats! Je ne pensais pas qu'on pouvait sortir d'un restaurant végétarien calé.. arrivés au 7° plat, on avait déjà du mal ! Ce sont de petite portions, mais le tout additionné, on a vraiment eu du mal à finir, on a tous laissé le riz  du 12 plat!

Voilà pour info le menu:

1- maccha et sucreries japonaises ( oui, en entrée, c'est étonnant)
toujours groupé par 3 à se partager par table...

2- plateau 1: aubergine frite avec sauce miso, rouleaux de légumes imitant des maki, racine de lotus et carottes taillés en forme de fleurs, etc..

plateau 2: imitation de sashimis ( de la pâte de konnyaku rouge, tofu frit..)

3- soupe parfumée au sanshô, avec un umeboshi en tempura dedans ( un délice, j'ai adoré!)

4- plateau de légumes et fleurs en tempura ( avec des pois au wasabi dans de petits paniers en algues tressée.. le panier aussi se mange.

5- tofu de sésame

6- champignons, noix de ginko, carotte dans une soupe de fécule ( oui je traduis un peu comme je peux le menu en anglais, en regardant les photos pour que ça soit à peu près clair dans ma tête)

7 - légumes assaisonnés en sauce moutarde et épinards sauce au sésame

8 - boulette de purée de patate douce en forme de châtaigne ( avec des petits vermicelles pour imiter les piquants)

9- algue et tofu frit imitant une tranche d'anguille grillée

10- peau de lait de soja, carotte et gingembre

11- pomme de terre, carottes et concombres râpés au vinaigre

12- riz, soupe claire aux champignons et tsukemono

13- fruits ( kaki et raisin)

Copieux.; mais pas lourd, nous ne sommes pas sortis comme lesté de plomb. On avait bien mangé, peut être un peu trop, mais sans s'en rendre malade. Et pour finir une petit promenade digestive, de nuit, dans le temple
Je vois qu'ALJ ne propose plus cette sortie, peu de gens l'ont tentée, elle était chère, mais ça valait vraiment la peine: je peux dire que vu la qualité de la cuisine, de l'accueil, du lieu, c'est le meilleur repas de ma vie.
Je n'ai pas en mémoire le nom du temple, je demanderais à l'occasion aux organisateurs.