samedi 31 octobre 2015

Porco Rosso ( long métrage animation)

Puisque c'est le mois Italien sur mon autre blog, continuons donc avec un second billet italiano-nippon.
L'été dernier j'ai eu enfin l'occasion de voir Porco Rosso sur grand écran et en VO, merci le nouveau cinéma de ma ville. Dessin animé que j'avais vu jusqu'à présent seulement sur petit écran et en Vf, il y a des années, chez mes cousins. J'en avais gradé le souvenir de quelque chose de très bizarre mais d'une bizarrerie intéressante, qui a été au passage ma première rencontre avec le réalisateur Miyazaki.

Retour aux sources donc, et dans de meilleures conditions.

Quelque part sur la côte Adriatique, dans les années 20/30, un ancien As de la première guerre mondiale q quitté l'armée pour devenir chasseur de prime, spécialisé dans la raque des pirates de l'air qui terrifient la région. Son surnom est Porco Rosso. Ce n'est pas seulement un nom de guerre comme le  Baron Rouge", mais une référence aussi à son apparence: il est réellement doté d'une tête de cochon (et on peut le dire, au propre comme au figuré: loin d'être un héros parfait, il a également un caractère de cochon) depuis un mystérieux accident qui a côté la vie aux autres membres de son escadrille et a laissé l'idéaliste Marco, seul survivant, victime d'une malédiction inexplicable, et muni d'un groin et d'oreilles pendantes, symboles de sa perte d'illusions (séquence splendide au passage qui met en avant l'absurdité de la guerre, peu importe les nationalités au final, il ne reste que des fantômes)

Depuis il survit, fuyant la société qui l'écoeure, sur une île dont il ne sort que pour intercepter les pirates de l'air ou aller voir Gina , la seule amie qui lui reste de l'époque passée, du temps où il avait encore apparence humaine.

Gina, parlons en. C'est une femme d'un côté moderne, directrice d'un hôtel de luxe, mais qui vit dans le passé, en chantant à l'occasion des chansons d'une autre époque pour ses clients nostalgiques de l'avant guerre. Son aplomb tient aussi en respect les potentiels fauteurs de trouble qui viennent consommer (et comploter) au bar de l'hôtel.


Veuve trois fois de pilotes morts en service, elle aussi vit retirée sur son île-jardin, en miroir avec ce que fait Porco de son côté, et est courtisée par un vantard américain aux allures d'Errol Flynn, pilote d'hydravion comme Porco et persuadé d'être irrésistible. Mais Gina, c'est un peu Roxanne qui préfèrerait Cyrano à Christian, et elle n'a d'yeux que pour Porco.. à qui elle n'a jamais eu le courage d'avouer ses sentiments.

A ce duo, il faut ajouter un autre personnage féminin très intéressant, Fio.

 Fio est toute jeune, c'est la petite fille d'un réparateur d'avion chez lequel Porco doit faire réparer son coucou endommagé. Mais les hommes sont tous partis, principalement pour fuir l'enrôlement dans les milices fascistes. Malgré la réticence de Porco, il va falloir en passer par là: l'avion sera réparé par les femmes du village. Toutes. Y compris les mémés, absolument tordantes. Mais la compétence et le sérieux de Fio dans son boulot et son caractère de meneuse - pour ne pas dire autoritaire - lui gagnent vite la confiance et le respect de tout le monde, y compris des Pirates de l'air ( pirates qui sont au passage, vites noyés dans un verre d'eau et se font dès le début dépasser par les élèves de CE1 en classe verte qu'ils ont enlevés)

Donc oui, malgré ses bizarreries ( personne au monde ne semble étonné de voir un humain à tête de cochon se promener dans les rues de Milan.. à la limite dans sa région où on le connait, pourquoi pas,  mais à des centaines de kilomètres.. bon, je sais on ne va pas lister les bizarreries dans les dessins animés, et il st aussi parfaitement normal qu'une sorcière de 13 ans volant sur son balai crée un service de livraison à domicile dans un autre ), ou plutôt à cause de ses bizarreries, de son sujet malgré tout très politique ( une des phrases clefs de Porco est quelque chose comme " mieux vaut avoir une tête de cochon qu'être un cochon de fasciste".. ce cochon est rouge, politiquement aussi).

Et pour ses personnages féminins forts, de l'écolière de 7 ans qui ridiculise les pirates, jusqu'à la plus vieille des petites mémés, quand tous les hommes y compris le héros, se voilent la face, fuient ou tentent d'oublier leur situation en se réfugiant dans l'alcool et les clopes, et en réagissant comme des crétins, témoin la baston finale qui d'un duel aérien de haute voltige finit en pugilat aquatique sans classe. Oui pour toutes ces raisons, Porco Rosso reste dans mon top 3 des dessins animés Ghibli, voire des dessins animés tout court.

mercredi 28 octobre 2015

Black Butler tomes 1 à 5 - Toboso Yana

Ca faisait longtemps que je voulais parler de ce manga, mais je n'en avais pas eu l'occasion pour le moment.
Tomes 1 à 5, donc, parce que c'est ceux que j'ai sous la main tout simplement, j'ai arrêté de l'acheter à ce moment là parce que plus de place, mais quand j'aurais libéré un peu quelques étagères. Parce que c'est une lecture bien distrayanet et qui m'a même fait vraiment beaucoup rire à certains passages.

En fait au départ, je n'avais lu que le tome 1, sans accrocher des masses à sa sortie. Puis j'avais vu le dessin animé qui en était tiré, j'ai pris quelques bons fous rires, et je suis revenue au manga. De ce que je peux me souvenir, c'est à peu près à ce tome 5 que les intrigues diffèrent. L' animé ayant comme souvent été fait alors que le manga était encore en cours de publication, l'auteur a orienté son histoire de façon à faire une douzaine d'épisodes... quitte à prendre une voie totalement différente dans la version papier. Mais au moins elle n'a pas fait faire trouzmille épisodes de remplissage , c'est déjà une bonne chose.

Tome 1 - En fait, je n'ai pas trop accroché au départ, car il s'agit d'un tome de présentation des personnages, et je n'étais pas vraiment préparée à l'ambiance bizarre de la chose. ce n'est qu'après avoir vu l'animé que j'ai pu reprendre. L'intrigue se passe donc à la fin du XIX° siècle, en pleine Angleterre victorienne. Sauf que.. au delà du sujet fantastique ( pacte avec un démon et grandes faucheuses qui apparaissent parfois), c'est aussi un manga un peu orienté Sf, courant steampunk. Et policier. Et ça m'a un poil déstabilisée ( dans la même veine gothico-victorienne,  Godchild restait plus en retrait au niveau SF). Donc une Angleterre victorienne où on dispose de téléphones, y compris de téléphones portables, où on regarde la TV.. où on se déplace autant en voiture qu'en carosse. Ce côté décalage temporel se gomme un peu dans les tomes suivants. Donc nous faisons connaissance de Ciel Phantomhive ( rien que son nom me fait déjà écrouler de rire), 12 ans, seul survivant d'une noble famille au service de la royauté anglaise depuis des générations. Malgré son jeune âge, Ciel est donc obligé de tenir les fonctions de feu son père, à savoir " chien de garde de la reine" ( une sorte d'unité spéciale d'enquête, qui agit dans le plus grand secret sur ordre de sa majesté, quitte à traficouiller avec la pègre). Evidemment, à 12 ans, il ne peut rien faire tout seul, et pour assumer ses fonction et retrouver l'assassin de sa famille, il a passé un pacte avec Sebastian, un démon qui travaille donc pour lui sous la couverture de majordome. Un majordome de très grande classe, et doué, bien sur de capacités surhumaines, ce qui fait l'admiration des autres employés de la maison. Bard le cuisinier, un danger public qui est capable de griller le rôti au lance-flamme, Finnian le jardinier, minuscule bonhomme que sa force démentielle conduit souvent à tout casser, et May-Linn la femme de chambre gaffeuse aux lunettes en cul-de-bouteille qui en pince sérieusement pour  Sebastian. a qui il faut ajouter Monsieur Tanaka, l'indentant qui.. ne fait rien du tout à part boire du thé, le pauvre démon a donc fort à faire entre son travail d'employé de maison et ses fonctions d'enquêteur au service du gosse. Un tome marrant grâce aux domestiques gaffeurs, mais pas renversant, cependant, comme il présente tout le monde, on peut difficilement s'en passer.

Petit détail cool: sous chaque couverture il y a une couverture alternative qui reprend le personnage dans la même posture mais sous un titre et avec des vêtements différents. Ici il devient " black ninja". Il y avait aussi ce système de couverture à surprise avec Fullmetal alchemist
Tomes 2 et 3: là ça devient du sérieux, les deux tomes développent une histoire unique en fait: Ciel et Sebastian vont devoir enquêter sur l'affaire qui défraya la chronique à cette époque et retrouver Jack l'éventreur.
Nota: lorsqu'un manga évoque l'Angleterre du XIX° siècle, il y a 2 références o-bli-ga-toi-res: Jack l'éventreur et Alice au pays des Merveilles. Le Japon a en particulier une fascination pour Alice qui m'échappe assez totalement. Jack, ce sera donc fait dans ces deux tomes là, qui définissent le style du manga: à la fois saignant et loufoque ( on va parler non seulement de meurtres, mais aussi de trafic d'êtres humains pour la vente d'organes).
 Et surtout ces deux tomes là font intervenir les2 personnages secondaires qui me font systématiquement rire aux éclats à chacune de leurs apparitions:


Grell, qu'on prend d'abord pour un simple majordome, bonhomme terne, effacé, empoté , qu'on remarque à peine. C'est bien sûr une couverture. Si Sebastian est un démon, Grell est un shinigami, l'équivalent japonais de la grande faucheuse. Oubliez ceux de Death note, celui là est.. haut en couleur - rouge - transgenre assumé qui parle de lui-même au féminin et regrette de ne pas être une femme car il ne pourra pas porter d'enfant.

Psychopathe n°1
A côté de ça c'est aussi un sadique assumé qui a customisé sa faux, trop dépassée pour en faire quelque chose de plus adapté à l'ère moderne et à sa personnalité. C'est tellement plus moderne, la tronçonneuse ( un passage dans l'anime qui n'est pas dans le manga, et je le regrette: Grell se fait punir par sa hiérarchie pour modification d'outil de travail et se voit désormais obligé(e) d'exercer son travail avec une paire de petits ciseaux. -50 points de charisme)

L'autre personnage secondaire qui apparait et qui m'éclate totalement, c'est le croque-mort.
Psychopathe n°2:


version animation, parce qu'il est difficile de trouver une image du manga en ligne qui ne soit pas un spoiler, car oui, un jour, on verra sa tête. Je ne sais pas dans quel tome.
 On ne voit jamais sa figure, toujours cachée derrière sa frange, et un chapeau énorme ( coucou, v'la le chapelier fou d'Alice) on devine juste qu'il est couvert de cicatrices.  Et c'est un barjot de première. Donc oui, aussi fou qu'un chapelier, il sert plus ou moins d'indic à Ciel et demande à être payé en bonnes blagues, adore l'humour noir et passe son temps à grignoter des biscuits pour chien en forme d'os quand il ne se planque pas dans un de ses cercueils. Moi qui ait un faible pour les personnages barrés, je suis servie!



Tomes 4 et 5, encore Deux tomes qui vont ensembles, plus légers que les suivants ( y'a pas de morts, c'est dire) et là encore, ce sont les personnages secondaires qui font tout le côté irrésistible du manga: lors d'une enquête de routine ( de riches importateurs revenus des Indes on été assommés et pendus par les pieds, et l'humiliation est pire encore que la mort), Ciel croise la route de deux.. aheum.. touristes indiens : Sa majesté Soma, authentique héritier Bengali et son serviteur Aghni. Ces deux là sont en mission pour retrouver une servante de Sôma, enlevée par un anglais. Si Aghni est intelligent, calme et compétent, on va dire que son employeur est tout le contraire : à la limite de l'idiotie totale, casse-pied, envahissant, pique assiette, nul en presque tout... et surtout en dessin

Et  se tape l'incruste chez Ciel qui, en tant que comte, est d'un rang inférieur à un futur roi.
Une vraie tête à claque, mais sympathique dans sa bêtise et sa naïveté. Il y a aussi le mafieux chinois qui est bien drôle, et faisant semblant de tout savoir sur tout alors qu'il est sans cesse à côté de la plaque.
Deux tomes légers qui n'excluent pas le WTF le plus total, qui se conclue par un affrontement épique: un concours de cuisine sur le thème du curry ( je me demande, non, je suis quasi sure que la mangaka s'est payé la tête de la série " le petit chef", tellement c'est du n'importe quoi volontaire - la reine est une mamie survoltée!)

Au final, j'aime bien cette série, parce qu'elle ne se prend pas vraiment au sérieux, ce que je craignais un peu au départ, que le personnage principal est un démon, donc quand même assez mal intentionné par moments, que les personnages secondaires sont à la fois soignés et complètement dingues. En fait, paradoxalement, il n'y a que ciel que je n'aime pas trop, je me fous éperdument ce que qu'il peut bien lui arriver. Et juste sa cousine Lizzie qui me sort par les yeux ( une gamine folle furieuse mais dans le cliché kawaiiiiiiiiii, qui adore redécorer tout en rose bonbon et forcer les gens à mettre des tenues ridicules, elle voit tout à travers un prisme déformant "meugnon"). Mais préparez vous à deux chose:

- cette série à  un taux de personnages crétins, psychopathes ou les deux à la fois assez incroyable.
- Attention, elle contient aussi un fort taux de doubles sens et de sous entendus olé olé. Mais la perversité est dans l'oeil de celui qui regarde n'est-ce pas, tant que tu reste pur et innocent tout ça,  tu ne les verra pas ( bon, c'est foutu pour moi)

voilà pour la lecture, maintenant, passons à l'anecdote

Et maintenant la petite histoire personnelle bien improbable - et en tout cas, ça m'a faite flipper plus que toute autre chose: j'ai un tueur en série dans ma généalogie. Et c'est via cette série que je l'ai découvert, gloups! Je vous vois venir, vous pensez que j'ai définitivement pété un plomb, à force de fréquenter démons, fantômes et zombies depuis une mois...
A partir de là, je n'invente rien, tout ce qui suit s'est réellement passé dans cet ordre là.

Au départ j'ai commencé à lire ce manga parce que il y a quelques années quand j'avais du temps, je faisais ma généalogie. Et je trouvais marrant que le héros se nomme Sebastian Michaelis, parce qu'il y a une branche Michaelis dans mes ancêtres.
Je n'arrivais absolument pas à me souvenir des prénoms, il y a Catherine, Jean et je crois.. zut alors c'est qui, déjà, le Michaelis le plus ancien que j'ai trouvé. Je recherche dans mes dossiers et là je suis restée bien 5 minutes à cligner des yeux sur la page d'un air bête en voyant que mon ancêtre se nomme Sébastien. HO-PU-TAIN!

Ni une ni deux, je réfléchis: mettons que je sois scénariste japonaise, et que je doive créer un personnage de démon, je ne vais pas chercher un nom pareil, je tape dans les Lucifer, Belzébuth, Astaroth... Par quel incroyable prodige est-elle arrivée à utiliser pile, à une voyelle près, le nom plutôt rare de mon ancêtre à la 13°ou 14°génération?
Fouillons le net qui a réponse à tout.

Et là je tombe sur Sébastien Michaelis, un des derniers inquisiteurs de Provence, qui habitait MA ville, yep, celle où je suis née et où j'habite encore, qui a du passer dans les mêmes rues que moi, aller aux mêmes endroits que moi à peu près, peut être même là où j'ai travaillé.. ghaaaaaaa!!!
Et est responsable au début du XVII° siècle du procès en sorcellerie du curé des Accoules. Je connaissais l'histoire mais à l'époque, je n'avais pas encore ce nom en main. Un "sympathique" bonhomme qui a fait brûler une quinzaine de personnes. J'imagine qu'aux yeux d'une japonaise - et aux miens aussi je vous rassure- il n'y a pas de différence entre un démon et un inquisiteur qui crame des gens pour la gloire de son dieu.

J'ai fini par trouver un lien potentiel, qui reste à prouver: Le nom Michaelis est très rare dans ma région, et le prénom Sébastien aussi. A l'époque les prénoms étaient des choses qu'on se passait de génération en génération comme un rhume. Mon ancêtre est né peu après la mort de son sinistre homonyme à moins de 20 kilomètres de distance. Il y a donc tout à parier que l'inquisiteur soit un arrière-grand oncle, ou un arrière-arrière grand oncle de mon ancêtre direct et que papy (X13) ait écopé du prénom de son ancêtre, probablement à l'époque considéré par beaucoup comme une sorte de héros.
 Je ne vous raconte pas le choc, moi qui suis athée, de découvrir via un manga et par un tour de passe passe du hasard,  que j'ai dans ma généalogie - je n'ai pas encore trouvé le lien exact,les archives sont parfois trop mal écrites pour être exploitables - un vrai monstre.
Car pour moi faire brûler des gens au nom de la religion sur une simple suspicion, c'est être un serial killer. Qui en plus s'appuie sur des règlements et des lois qu'il tourne à sa guise. comment faire plus malsain. Il m'a quand même fallu quelques temps pour digérer l'information, non sans une vague nausée. Un peu comme découvrir que son lointain arrière grand oncle est Torquemada ou le juge Frollo.

Et seconde étape, tout aussi étonnante: je raconte cette découverte à une bonne copine, qui me dit que son mari que je connais bien depuis longtemps, a aussi des Michaelis dans sa famille: renseignement pris auprès de sa famille à lui, nous sommes cousins éloignés, et tous deux apparentés à l'abominable type.

Je dois à ce manga la découverte involontaire d'un ancêtre qui est exactement le genre de personne que je n'aurais jamais voulu voir figurer, même sur une branche latérale et éloignée de l'arbre généalogique, et d'un cousin bien vivant et sympa!
Mais au final, j'ai presque envie de remercier la mangaka pour avoir transformé notre arrière-arrière-arrière x N grand oncle en démon plutôt marrant et doué pour la pâtisserie. Je ne sais pas si elle l'a fait volontairement en sachant à qui appartenait le nom ou si quelqu'un le lui a soufflé en se disant " Tiens j'ai trouvé ça, ça sonne bien pour ton héros", mais merci quand même!

Difficile à classer, il est apparemment prépublié en catégorie Seinen, donc c'est ce que je vais retenir, mais franchement j'aurais du mal à le faire entrer dans un style précis.

mardi 27 octobre 2015

Légendes urbaines japonaises

Parce qu'avec sa longue tradition de yokais et d'esprits malfaisants de toutes sortes, ses lieux abandonnés sans raison apparente, le Japon ne pouvait passer à côté de la légende urbaine, parfois bien flippante, parfois tellement n'importe quoi qu'elle est à pleurer de rire...parfois juste à déprimer vraiment.

En voilà quelques unes

Des personnages malfaisants:

 - La Kuchisake-onna : celle là est mentionnée depuis longtemps et serait la résurgence d'un yokai plus ancien (comme la femme renard) voire la transposition d'une vraie histoire ( une femme défigurée à une ancienne époque.. que faut il de plus pour en faire un fantôme bien décidé à se venger?). Elle apparait d'ailleurs dans mon livre sur les yokai, entre la femme serpent et les kitsune. Toujours est-il que malgré de nombreuse variantes, la kuchisake onna , littéralement " femme à la bouche fendue" aborderait les piétons esseulés le soir, dans une ruelle sombre ou brumeuse, portant un masque chirurgical sur le visage pour leur demander: " est-ce que tu me trouve belle". Si la victime répond " non", elle est aussitôt massacrée à coup de couteau - ou de ciseau -  si elle répond "oui" la femme enlève son masque, exhibant une buche immense, parfois dotée de dents acérées et ajoute " même comme ça?"..
Si la victime répond "non", elle est massacrée , si elle répond "oui", elle est défigurée pareillement. Certains disent que pour la perturber et avoir le temps de s'enfuir il faut soit lui réponde " tu es dans la moyenne" soit lui lancer des bonbons auxquels elle ne résiste pas et qu'elle préfèrera abandonner la poursuite pour s'en gaver. Le personnage est depuis devenu la vedette d'un film d'horreur, ce qui a contribué à la faire connaître plus que les autres...

- demi-portenawak: La teke-teke est encore un monstre qui doit bien dériver d'une légende plus ancienne, mais qui est revenue à la vie sous cette forme: on parle d'une femme tombée sur une voie de chemin de fer, et coupée en deux par un train. Devenue fantôme ou plutôt demi-fantôme, parce que même morte, elle n'a pas de jambes, elle se déplace sur ses coudes ( faisant un bruit qui sonne comme teketeketeketeke) et poursuit les passants pour les couper à leur tour en deux avec une faucille ou autre arme tranchante. Qu'elle planque.. ben , on ne sait pas trop où. Et c'est comme pour les vampires ou les loup-garous, une fois coupée en deux la victime devient à son tour teketeke.
Variante: Kashima Reiko. La même histoire ou presque, sauf que le fantôme de Reiko assassinée et découpée dans une salle de bain, hante à son tour les salles de bains et vous demande " où sont mes jambes"... autant dire qu'il est impossible de répondre à la question alors.. elle coupe les vôtres. Ou, selon encore une autre variante - le propre des légendes urbaines - elle aurait été assassinée sur la route par des bandits et laissée à mourir sur une voie ferrée , donc également coupée en deux. Mais le résultat reste le même, hein.. n'ayant plus de jambes, elle voudra s'en procurer de grè ou de force.

- total portenawak: Aka Manto,  le fantôme à la cape rouge: pourquoi portenawak?, parce qu'il est supposé hanter les toilettes publiques. Et débaroule quand vous êtes sur le trône, et en rade de papier toilette pour vous demander " papier rouge ou papier bleu?". Si vous choisissez rouge.. vous êtes saignés à mort. Si vous choisissez bleu, étranglés, à mort aussi. Je me demande ce qu'il se passe si on lui répond " vert " ou " casse-toi de là, pervers!", ou ce qu'il va devenir dans les toilettes modernes qui ne contiennent pas de papiers et ou un jet d'eau tiède  vient délicatement ( ou violemment s'il est mal réglé) vous laver le postérieur. Nota: ce qui explique que souvent au japon, le papier toilette soit du genre épais comme du papier à cigarette, il sert à se sécher, non à s'essuyer, c'était la minute CULturelle
lapidé à coups de rouleaux de PQ...
- dans la famille "pipi room", je demande la petite soeur: Hanako-san des toilettes. Franchement je ne sais pas ce que les japonais ont avec les toilettes, mais certaines, plus particulièrement les toilettes scolaires sont réputées hantées par le fantôme d'Hanako , une petite fille au look souvent désuet qui se serait suicidée - ou aurait été assassinée là.
Selon les cas elle ne fait rien du tout, ou essaye de vous noyer dans la cuvette, peut-être qu'elle s'ennuie trop dans sa mort de fantôme et cherche à se faire des amis spectres...Un petit côté "Mimi Geignarde" donc.. en moins sympa.

Apparemment, non seulement La kuchisake Onna, mais aussi Hanako et la teketeke ont eu droit à leur film d'horreur. Bon, je pense qu'il s'agit de films de série Z sinon on en aurait entendu parler comme c'est le cas pour The Ring, Dark Water, the Grudge, Audition...

- l'esprit "entre les espaces": preuve qu'on est jamais tranquille, le Japon a aussi un fantôme, pour à peu près tout ce qui peut exister: donc un fantôme, ou un esprit malveillant, peu importe, pour les "espaces". On peut croiser son regard furtivement dans une porte entrouverte, un tiroir resté à demi ouvert, un interstice entre deux planches.. qui risque de vous emporter dans une autre dimension. Depuis le temps que les scientifique cherchent à savoir s'il y a des multivers et comment passer de l'un à l'autre, ben voilà, suffisait de demander au fantôme d'entre les espaces! ( bon sang.. une autre dimension, mais c'est Saga des Gémeaux ce fantôme, en fait... si vous n'êtes pas geek, ignorez cette dernière référence)

- Satoru kun: dans la famille esprit malfaisant, je demande le petit frère. Vous pensez qu'ils sont tous de la même famille?  En fait Satoru Kun est plutôt un esprit qui apparait sous la forme d'un petit garçon, et c'est un monstre moderne qui répond  au téléphone. Il connaît tout: passé , présent, et avenir, et en cas de problème, il suffit de lui téléphoner pour avoir la solution.. mais c'est risqué évidemment, on n'est pas dans un jeu TV. Pour lui parler il faut composer son propre numéro de téléphone depuis un téléphone public et demander " Satoru-kun, s'il te plait, vient ici, s'il te plait montre toi, Satoru-kun, dis moi où tu es" ou quelque chose comme ça.
Et l'esprit vous rappelle sous 24h00, et vous rappelle encore, pour vous dire où il est, toujours plus proche jusqu'au moment où il dira " je suis juste derrière toi". Là, il faut vite lui poser la question qui vous tourmente, sans se retourner, ni le toucher. Sinon, malédiction. Ah, et évidemment, il ne faut pas l'appeler si on a rien à lui demander, il n'aime pas être dérangé pour rien. Dans ce cas c'est malédiction aussi. Puis je suppose qu'il doit en avoir marrer aussi qu'on lui pose  toujours les mêmes  questions à la con "est-ce qu'il m'aime, est-ce qu'elle m'aime, les prochains numéros à la loterie, le tiercé dans l'ordre".. ça vaudrait pas non plus une petite malédiction, les questions idiotes? ( de mon point de vue, si!)
Moi qui déteste prodigieusement les téléphones à la base...

Histoires à faire frémir:

- l'enfer de Tomino: Un texte écrit par le poète  Yomota Inuhiko, un auteur toujours vivant. Apparemment il n'est pas traduit et c'est dommage: Si on le lit à haute voix, il est censé porté malheur au lecteur.Je l'aurais bien donné à lire à certaines personnes. allez, lis moi ça à haute voix et articule bien, tu as une jolie voix, j'aimerais t'entendre me le dire Voilà c'est ça!

- La tête de vache: un professeur aurait -notez le temps - raconté à ses élèves une histoire " la tête de vache" tellement effrayante que tout le monde se serait évanoui, certains auraient convulsé et même en seraient .. morts de peur. Aucun des survivants n'ayant pu dire ce que racontait le texte bien évidemment, c'est bien pratique. Je ne peux décemment pas prendre cette histoire au sérieux, parce que ça me rappelle trop la "blague la plus drôle du monde" des Monty Pythons

Des lieux mal famés:

- Inunaki, un village qui, comme par hasard, ne se trouve pas sur les cartes, où les appareils électriques ne fonctionnent pas, et dont l'entrée porte un panneau " ici, les lois constitutionnelles ne s'appliquent pas". Vous pensez à un truc plutôt sympa, comme ans le film Brigadoon où le village n'est visible qu'un jour par siècle?
Euh, là non, c'est plutôt l'endroit dont on ne revient pas, parce que les habitants sont supposés être cannibales. Je me demande si c'est là que vous emmène le fantôme des interstices en fait....Enfin, personne n'en est jamais revenu pour raconter donc.. hep minute;: dans ce cas là, comment peut-on savoir ce qu'il y a écrit à l'entrée? (ça me pose le même problème que " voi qu'entrate, lasciate ogni sperenza" à l'entrée de l'enfer de Dante: si tu es devant la porte, c'est que tu es mort, donc.. tu ne peux pas revenir pour témoigner)

- Kiyotaki: un tunnel de 444 m de long ( déjà, le 4 , "shi" au Japon porte malheur, par homonymie avec le mot " mort") , construit en 1927, dans des conditions assez abominables: beaucoup d'ouvriers y sont morts, et évidemment on pense que leurs fantômes hantent le tunnel, provoquant des accident qui fournissent donc.. de nouveaux fantômes. D'autres prétendent que la longueur en varie entre le jour et là nuit et que si on y passe à minuit ( heure "interstice" donc, entre 2 journées.. on y reste coincé pour l'éternité sans jamais... voir le bout du tunnel si j'ose dire)
Il y a une palanquée de tunnels Kiyotaki au japon, je pense que c'est celui là. A mon avis, le plus gros risque vu la largeur du tunnel, c'est l'accident bête et banal si une voiture arrive en face.
A part:

-Aokigahara: un lieu qui cette fois existe. Malheureusement. C'est une vraie forêt au pied du mont Fuji, tristement célèbre sous le surnom de "forêt des suicides".

Il faut savoir qu'avec la pression sociale, le Japon a un taux de suicides particulièrement élevé, et ce d'autant plus que le suicide n'est pas  tabou, contrairement aux sociétés de culture occidentale, puisque le seppuku était un suicide rituel considéré comme une forme de mort noble. Mais du coup, il n'est pas rare pour les promeneurs de tomber sur un pendu ou un squelette au détour du chemin.
Je me demande même s'il existe encore des gens qui y vont juste pour se promener et non pour s'y tuer ou essayer de voir les fantômes qui, du fait de ce fort taux de suicides, sont censés abonder dans les lieux. Ou pour jouer les voyeurs en cherchant des cadavres. Brrrr.
Pour vous dire, il semble que 2006 soit l'année où il y a eu le plus de suicides: 376! Comptez bien, ça fait plus d'un par jour. Les autorités ont mis en place des panneaux avec numéro d'appel d'urgence pour les suicidaires qui seraient venus là avec l'idée d'en finir -mais ceux qui vont si loin dans cette idée, c'est plutôt qu'ils sont déterminés - et des patrouilles policières, si possible pour tenter de raisonner les malheureux à temps ou simplement, récupérer les corps.
déjà à la base, ça fait forêt pittoresque et millénaire. 
Je vous épargne quand même les photos de pendus. Je n'ai pas envie de faire ce cet article un truc vraiment glauque. Je n'ai pas particulièrement de tabous, mais pas envie de plaisanter non plus avec la dépression. Autant les histoires de fantômes me font plus rire qu'autre chose, autant  je trouve extrêmement grave de ne pas agir sur le mal-être des gens avant qu'ils en arrivent là.
 Je voulais en dire deux mots, parce que c'est socialement intéressant, mais sans verser non plus dans le pathétique ou surtout  l'irrespect que j'ai ressenti à la vue de certaines photos en cherchant des illustrations. Personnellement, si je tombe sur un pendu dans une forêt, je ne vais pas le photographier, je vais de suite appeler les secours si il ou elle est encore en vie, ou la police, parce que dans ma tête, le blessé, le mort ou le squelette ont d'abord été quelqu'un, un individu avec une identité, et que ses proches recherchent peut être depuis des années. Pas un phénomène paranormal plus ou moins crédible ou un décor de train fantôme mis là pour faire peur , "pour de faux". Personnellement, je n'irais pas m'y promener, sachant la réalité de la chose, je n'ai aucune envie de jouer les voyeuses sur le désespoir des gens.


vendredi 9 octobre 2015

Soie - Alessandro Baricco

J'ai du mal avec la calligraphie cursive, mais il me semble reconnaître, très logiquement le kanji kinu, donc Soie

 Dans les années 1860, en Ardèche... car oui cette histoire d'un auteur italien nous fait voyager à plusieurs reprises entre l'Ardèche et le Japon ( Shirakawa exactement)
En Ardèche, la bourgade de Lavilledieu est spécialisée en dans la fabrication de la soie, mais dans ces années là, une maladie touche les vers à soie dans l'Europe entière, et les oeufs de vers à soie achetés au Proche -Orient ne sont pas de très bonne qualité. La rumeur se répand même que la maladie touche le monde entier sauf le Japon, puisque le pays sort à peine de 200 ans d'isolation totale. Il y a peu de chance que la maladie l'ait atteint, et c'est probablement le seul endroit au  monde ou subsistent des oeufs sains. Problème, le Japon accepte de faire le commerce de la soie elle-même, mais pas des vers à soie ni de leurs oeufs. Sur les conseils de l'extravagant Baldabiou, homme d'affaire un peu farfelu, Hervé Joncour, négociant en soie, va entreprendre un premier périple jusqu'au Japon, où il compte bien acheter ces précieux oeufs au marché noir. Le pays qu'il découvre l'étonne et le fascine tout à la fois, et surtout une certaine femme " au visage de jeune fille et aux yeux qui n'ont pas une forme orientale", visiblement maîtresse du seigneur Hara Kei, homme riche et francophone grâce auquel cette première expédition sera un succès. Hervé retournera 4 fois au Japon, autant pour racheter des oeufs que dans l'espoir de revoir la femme sur laquelle il fantasme.
Jusqu'au 4° voyage qui sera un échec total: la guerre a éclaté, le village de Shirakawa est désert.. et la solution B qu'il trouve pour acheter malgré tout des oeufs est un échec retentissant.

Ce texte est très court ( 142 p, une sorte de longue nouvelle) et plus encore subdivisé en 65( oui! 65) chapitres. Le livre a été un franc succès et a fait connaître son auteur, et pourtant, je n'ai pas accroché. Ça se lit facilement, vite et sans déplaisir, mais sans plaisir particulier non plus. Le style est rapide et épuré et je dois dire, soit ça passe, soit ça ne passe pas et avec moi, ça ne passe pas: répéter exactement les mêmes phrases pour décrire les voyages d'Hervé à l'aller comme au retour, même si c'est pour faire ressortir l'ennui profond d'un périple de 2 mois à travers la Russie et la Chine surtout de la part d'un personnage aussi peu curieux qu'Hervé ( qui est un bourgeois tout ce qu'il y a de plus classique, sans vrai centre d'intérêt, qui abandonne une carrière militaire qui ne l'intéresse pas pour un commerce comme un autre, et se contente de mener sa petite vie tranquille au millimètre..), ça n'a rien de passionnant et au bout de 3 fois la même rengaine, j'ai même fini par sauter des lignes ( et ce même si le lac Baïkal change de surnom à chaque passage).

En fait, le format court ne permet pas vraiment de s'attacher aux personnages: Hervé est bien trop fade, la fille n'a ni nom, ni la moindre ligne de texte, HaraKei est silencieux la plupart du temps.
J'aurais bien aimé en savoir plus sur Hélène (qui semble autrement plus vivante et passionnée que son mari) sur Baldabiou le farfelu, et sur madame Blanche , la maquerelle d'origine Japonaise installée à Nîmes.
Mais ceux là ont l('éternel destin des personnages secondaires. En fait même Hervé, personnage central me donne l'impression d'être secondaire tant il semble détaché de sa propre histoire

La plupart des lecteurs semblent avoir adoré... mais ce n'est pas mon cas ( heureusement pour l'auteur , qu'il a pu trouver son lectorat, en fait).
Mais j'ai surtout l'impression que les lecteurs qui ont adoré ne sont pas à priori de grands lecteurs de littérature japonaise à la base. Et comme souvent, je suis un peu déçue par l'approche des auteurs européens qui tient plus de l'orient fantasmé, on y prend juste ce qu'on veut, la concubine, la soie, le samouraï, et les oiseaux en cage pour symboliser le statut de la courtisane. C'est maigre.

L'argument de passion et sensualité mise en avant un peu partout... hé bien, là aussi, c'est maigre...
Dommage parce que l'époque (fin de l'époque Edo et début de l'ère Meiji) est passionnante, mais visiblement le contexte historique passe aussi à la trappe.
Même si je ne suis pas très fan de cet auteur ( je préfère les choses plus politiques personnellement), je conseille au lecteur qui a envie de se pencher sur l'érotisme subtil tout en non dit d'aller voir du côté de Tanizaki ( la deuxième nouvelle de "deux amours cruelles" par exemple)

Le Japon vu par.. un auteur italien


samedi 3 octobre 2015

Yamishibai saison 2 (animation)

J'avais parlé cet été de cette courte série ( 13 épisodes de 5 minutes) qui m'avait emballée, tant sur le fond que sur la forme.
Il me fallait bien la saison 2 pour oublier la déception du navrantissime Diabolik lovers.

Même principe ( le générique a changé de décor: le conteur masqué est parti raconter ses histoires macabres dans un autre quartier on dirait), toujours une animation minimaliste façon papier découpé, de courtes histoires mystérieuses, souvent axées sur les fantômes, revenants et démons. Les superstitions et légendes urbaines aussi sont mises à l'honneur.

En fait, les fantômes sont les manifestations de l'au-delà les plus courantes en Asie, pour une raison bien simple: la crémation est le mode le plus courant de funérailles: pas de cadavre conservé en terre = pas de cadavre qui quitte sa tombe. Donc les vampires, zombies et autres du même genre ne font pas partie du folklore traditionnel local. On y trouve des histoires de vampires en manga ou anime ( grrrrr non, je n'ai toujours pas digéré cette purge!), mais inspirés du folklore européen, avec les croix, les cercueils, les costumes européens et tout ce qui va avec. Par contre, un esprit n'a pas besoin de corps pour venir vous hanter.. ou pour hanter un objet ( souvent des poupées)


Et cette Deuxième saison reste très bonne, même si comme pour la première, certaines histoires sont trop courtes et manquent d'une vraie conclusion, ou font appel à des références culturelles qui m'échappent ( l'épisode 9 que je n'ai pas compris: une femme venue de la ville découvre un plat nommé " ominiesan" en déménageant à la campagne, la région entière semble en raffoler, l'apparence du truc l'écoeure. Je suppose qu'il y a un jeu de mot que je ne comprends pas sur le nom du plat. Le suffixe -san peut être, qui ne s'applique qu'à un être vivant. Mon interprétation personnelle est qu'elle imagine le plat vraiment vivant ou un ragoût de cannibale)

D'autres sont excellentes, j'ai vraiment adoré la 7° ( une machine à gacha qui rend des souvenirs oubliés à celui qui l'utilise.. au prix de sa jeunesse! ) ou la 10 ( que je déconseille vraiment toutefois aux insectophobes!)

Et toujours des références mythiques sympa: la femme du mur ( histoire n°4) est un yokai ( Jorogumo)

Le générique de fin me plaît beaucoup, la voix est bien crispante et pour cause, c'est une voix synthétique. Dans toute autre circonstances ça serait insupportable, mais là, ça cadre très bien avec l'idée de la série.
le conteur lui-même est-il d'ailleurs vraiment humain? on peut en douter, mais on n'en verra pas plus.
Le grand intérêt de cette série depuis le début est qu'elle ne cesse de jouer sur la suggestion de l'horreur ou de l'épouvante, plutôt que de montrer réellement, et ça j'adore. J'espère vivement une 3° saison, mais je n'ai rien trouvé pour le moment à ce sujet.

C'est toujours gratuit ( pour l'instant) et c'est ici que ça se passe

déception #1 - Diabolik Lovers (série animée)

Oui, parce qu'en général, je parle de ce que j'ai aimé, mais là, j'ai tellement détesté que ça méritait aussi un mini billet spécial navet

Retour quelques années en arrière: je suis partie en voyage au Japon à peu près un mois avant Halloween. J'ai eu donc l'occasion de découvrir à ma grande surprise que contrairement à ici, Halloween a très bien pris là bas. Décos thématiques, déguisements dans les magasins, soirées thématiques, kitkat saisonnier à la citrouille, et j'en passe.

Devant les magasins liés à la thématique animation/manga/ geek et autre il y a souvent des distributeurs de babioles inutiles, parfois totalement portenawak, parfois assez sympa, et c'est comme ça que je me suis retrouvée en possession d'un porte-clefs en forme de mini cercueil qui s'ouvre.
oui, c'est le truc le plus cool que vous verrez de tout le billet

 A l'intérieur, un personnage de dessin animé qui fait la tronche, avec juste marqué dessus " diabolik lovers". rien de plus. Le porte clef me sert de tirette à porte monnaie pour remplacer celle qui s'est cassée ( c'était le but exact de mon achat à 100 Yen, mmm 80 centimes d'euros en gros. En cherchant une illustration je vois exactement le même en vente 14,99dollars sur Ebay!), c'est marrant et sympa, en tout cas ça fait bien rire les gens qui le voient.

l'intérieur, je m'en fiche, je le laisse fermé. Faudra que je trouve quelque chose de mieux à y mettre
Je ne m'étais pas spécialement posé plus de question jusqu'à tomber il y a quelques jours sur ce titre en cherchant des animes à thématique Halloween. Comme je pouvais m'en douter, tirage de tronche et cercueil, ça parle de vampires. Bien Ok, pourquoi pas, il est visible en streaming je vais essayer.

J'ai réussi à tenir 2 épisodes. C'est Mauvais. Mauvais tendance indigeste et rien à sauver. Les épisodes font 15 minutes et c'est déjà trop long. LONG. En enlevant bien 2 minutes de générique de début: roses, chauves-souris mal animées sur fond de pleine lune, re-roses, fifille en uniforme scolaire qui marche pieds nus sur les roses, brochettes de personnages antipathiques aux cheveux de couleurs flashy, et .. ha ouais SAAAAAAANG! (et roses). On enlève aussi 2 bonnes minutes de générique de fin que je n'ai pas eu l'envie d'écouter jusqu'au bout. Donc il reste quoi.. 10 minutes? et c'est encore trop long, il y a bien 3 séquences de morsures de la fille à chaque épisode, looongue aussi, qui pourraient être raccourcies sans problèmes on arrive à quoi? 7 ou 8 minutes.. consacrées principalement à de longs silences, des cris et des menaces ou des flashbacks

En fait cet animé cumule les tares: un scénario qui tient sur un timbre, des personnages exaspérants, du soi-disant sexy plus saoulant qu'autre chose... au bout du 2 ° épisode j'ai jeté l'éponge, vu que l'héroïne ne se décidait toujours pas à mourir (et me suis contentée des résumés des autres qui ont eu le courage de tenir jusqu'au bout. apparemment il commence à se passer un peu quelque chose , un peu d'action, vers l'épisode.. 9. sur une série de 12, ça fait juste. Prendre son temps pour présenter les personnages, ça va, sur une série plus longue, là ça aurait du être plié en un épisode car ils sont tous " agreugreuh, je suis méchant parce que je suis un vampire et aussi parce que mes parents étaient des monstres qui m'aimaient pas, agreugreuh fille sang, bon miamiam")

Accrochez vous, je vais tenter de présenter la chose:
Episode 1:
notre victime héroïne, si blonde, si innocente, si ... pleine de 5 litres de sang environ. Ca ne va pas durer.

Un soir de pluie ( cliché!), Yui, une pure, innocente et blonde jouvencelle, tendance Bouclettes et barrettes à fleurs (cliché#2) déboule avec sa valise dans un grand manoir vide ( cliché#3). Pourquoi? bah, on s'en fout ça n'est pas expliqué, si ce n'est que son père lui a dit de venir là, et que les habitants du lieu prendront soin d'elle ( Mère inexistante et père qui se débarrasse du boulet: cliché #4).
Et, là, c'est pas une image, le paternel doit vraiment vouloir s'en débarrasser, car non, le manoir n'est pas désert, il est en fait habité par une fratrie de vampires ( que des garçons, évidemment, harem inversé, cliché #5), qui sont là à ne rien glander et qui, après s'être demandé 5 minutes qui est cette intruse incapable de donner une vraie raison à sa présence, enfin autre que " on m'a dit de venir ici que vous alliez vous occuper de moi", décident en effet de s'occuper d'elle: la terroriser et se bagarrer pour savoir qui aura le droit de la boulotter en premier, jusqu'à ce que le moins débile ait soudain un moment Euréka : "attendez les gars, "il" m'a dit qu'elle allait venir, on peut la mordre mais il ne faut pas la tuer." qui "il"? (pose pas de questions, on s'en fout)
dinner is ready! Car évidemment, elle tombe et s'écorche le genou dans une pièce pleine de créatures assoiffées de sang qui viennent de la menacer d'en faire le plat de résistance du prochain repas.
Donc voilà. Yui , avec son profil de victime idéale et ses couinements de terreur, va devoir rester là, et servir de banque du sang à une bande de vampires qui malgré ce qu'ils viennent de dire, menacent de la tuer si elle s'enfuit.
Question: l'autre abruti  vient de dire il y a 30 secondes qu'ils n'ont PAS le droit de te tuer, n'est-ce pas?
Yui, si tu essayes, ils te tueront quand même, et si tu restes , tu sers de bento. Crever pour crever autant les mettre dans l'embarras et chercher se barrer, non? Et utiliser au passage l'arme que toute nana se doit de maîtriser: le coup de genou bien placé. Même sur un immortel, ça doit faire son petit effet. Enfin, n'importe, mais tente quelque chose!

Ben non, la donzelle reste là, docile, à se faire insulter ( l'un de ces charmants messieurs l'appelle planche à pain, et l'autre Bitch-chan), terroriser et mordre régulièrement. Mais ça pourrait être pire, hein... Victime consentante! cliché#6
J'ai l'immense déplaisir de te rencontrer, ptit con! Au fait ton chapeau craint, on dirait le galurin de Miss Marple. Sur une vieille anglaise des années 50, ça va, sur un vampire qui se veut flippant, c'est moyen.
Mais notre héroïne au QI de pinson finit quand même par essayer de trouver une échappatoire, la plus débile qui soit et qu'on retrouve pourtant dans quasiment tous les films et séries de trouille: courir dans le mauvais sens et monter au second pour fuir un danger qui se trouve au premier étage.
Très malin. Tu comptes sur un tapis volant pour passer par la fenêtre? Une fois arrivée en haut, tu donnes à tes poursuivants toutes possibilités de te rejoindre et sans même se presse puisque tu t'es toi même coupé la seule retraite possible.
Ce que je hais ce cliché, qui est donc le n°7.
A ce moment là, j'ai espéré qu'elle se fasse choper et bouffer.. mais haha, non, il faut encore tenir 12 épisodes.
Ha oui et à la fin de l'épisode elle rentre dans une pièce scellée ultra secrète donc les chaines ont mystérieusement cédé sans qu'elle les touche, et là, elle trouve au dans ce qui semble être un grenier, le journal intime de son père ( cliché#8!) qui.. tadam! n'est que son père adoptif (cliché#9)

Quelle chance, le journal intime de son père qui dévoile des choses qu'elle ne savait pas,  caché dans un endroit  cadenassé où elle avait une chance sur 1 million d'aller un jour, vient totalement par hasard de tomber à ses pieds, justement ouvert à la bonne page quand elle a bousculé l'armoire ou se trouvaient X mille bouquins. Tant de coïncidences tout à fait crédibles.
Episode 2: peut on aller encore plus loin dans le WTF? oui. Hélas. jusqu'à présent c'était juste portenawak maintenant c'est:

un peu d'humour à 2 balles pour supporter ce qui va venir
 A partir de là le scénario déjà mince part vraiment en sucette. Ce qui permet d'avoir du temps de cerveau disponible pour pointer les incohérences et les idioties.

Pour une raison encore moins expliquée ( à ce niveau le manque de raison devient aussi un cliché#10) que sa présence dans la maison de l'horreur, Yui va devoir aller à l'école avec 2 des vampires (  Pour ceux qui trouvaient que les vampires lycéens de Twilight ne mordaient pas assez, là, vous serez servis...). Vampires et école? #11
Question existentielle ( qui vaut pour Twilight et Vampire Knight aussi): pourquoi des vampires pluricentenaires se compliquent encore la mort à aller assister à des cours de niveau lycée. Sérieusement, si j'étais immortelle, j'aurais envoyé bouler tout ça depuis longtemps. Mais non, si on veut que l'ado moyen soit intéressé, il faut que même les vampires soient scolarisés. Quitte à suivre l'année de seconde pour la 85° fois consécutive?

Enfin, donc, Yui se retrouve à devoir suivre un cours de cuisine (....) avec le plus sadique des 6 tarés, qui soudain lui réclame des takoyaki. Cash. A ce moment là, j'espérais presque que cette truffe fasse partie des ingrédients ou que l'autre lui dise " applique toi et fais la sauce avec ton propre sang".. Ben non. Enflure1 ( oui, je ne me suis pas cassé le bol à retenir les noms) est un vampire qui  mange des Takoyaki. Je... je... ouiiiiin.

 Et, donc, logiquement, pour remercier Yui de son plat, la saigne quasiment à blanc, avant de se faire engueuler par Enflure à Lunettes ( rivalité "c'est ma proie, pas la tienne"#12) Et doit ramener le dîner à la maison. Mais comme il est vexé, dès qu'elle se réveille de son hémorragie, se venge, de quoi je ne sais pas, en la jetant dans une piscine ( qui n'était pas là auparavant!) avant d'aller la sauver non sans prendre un petit remontant liquide au passage, direct du producteur au consommateur. Si elle avait pu se noyer, j'aurais considéré ça comme le meilleur moment de la série.
Non parce qu'évidemment, ce taré ne peut pas être juste taré, il a forcément un sombre passé de pauvre petite créature de la nuit traumatisée par ses parents.(cliché# pffffff couic, tiens c'est coincé!)

Ha oui, j'oubliais: on a l'obligatoire personnage à l'allure de petit garçon qui se balade sans cesse avec son nounours en peluche et lui parle - je suis sûre qu'il préfère la conversation du nounours parce que les autres sont trop débiles, c'est fort probablement à ce niveau.
Avec en cadeau bonus un regard qui signifie  " je vais manger ton foie avec des fèves au lard" ou "pitié achevez moi, frappez moi avec une chaise, qu'on en finisse".. au choix.
tellement attendu que wahahahahahaha...ok, petit, cette coiffure rose est surement une sale blague d'enflure 1 ou d'enflure 2, je ne vois que cette explication, tes frères sont des tortionnaires, c'est pas leur faute, votre mère leur faisait faire des trucs horribles, comme ... des devoirs!
Yep, dans les moments nawak, j'ai relevé ça: dans le passé, la mère de ces charmants garnements les envoyait faire leurs devoirs (hahaha, c'est quoi les devoirs d'un vampire? connaître le système sanguin et les meilleurs points d'attaque?) sinon, "tu sera puni et jeté au fond du lac" . Dans ma tête ça donne:

Oui, quand je commence à avoir ce genre d'image en tête, c'est mal barré!
enfin, ça doit être la version vampirique de " tu seras privé de dessert".. car le lac c'est de l'eau et l'eau, pouah,quelle horreur!

Il y a aussi donc l'enflure à lunettes, l'enflure qui se la joue 1, l'enflure qui se la joue 2, le type trop mystérieux ( comprendre, qui n'a que 2 lignes de texte, au moins il ne dit pas trop d'âneries) et l'autre (qui a encore moins de dialogue. Je n'ai pas le courage de voir la suite pour savoir quel cahier des charges il remplit)
preuve:
voilà la brochette de clichés: de droite à gauche: enflure  à lunettes, enflure à chapeau, enflure sans chapeau, le gosse flippant, le type trop mystérieux et l'autre. United colors of bande de cons.

A l'aide, n'importe qui, D? Yagari? Blade? Van Helsing? même Abraham Lincoln? Pitié qu'on m'apporte un pieu, si je ne bute pas les vampires au moins je pourrais sortir Bouclettes de sa mauvaise situation définitivement.
oui oui, c'est exactement ça! merci!!!

Et vous savez le pire: non seulement il y a 12 épisodes, mais aussi une seconde saison. Et un manga. Et un jeu vidéo. Car la licence est populaire.

Héroïne insipide au charisme négatif, tortionnaires ridicules, passages obligés sur les traumas infantiles, scènes de morsures supposément sexy, mais surtout ridicules et répétées X fois, avec sous-entendus "vampirisme = sexe".. ma foi, très subtils.


sous entendu? non mais, c'est juste moi qui doit me faire des idées, il parle innocemment de ses crocs, voyons, rien de plus, il a juste faim le pauvre petit personnage ultra secondaire... pfff bon.. "l'autre" est aussi gratiné que le reste. J'ai bien fait de laisser béton.
Au cas où vous n'auriez pas compris, c'est en gros l'histoire de Blanche Neige et les 7 6 pervers

Aussi fin que " je vous ferai voir ma grosse gondole et ma belle tour de Pise et puis je planterai ma grosse fourchette dans vos raviolis..."
(après Astérix en Helvétie, The Mask, c'est dire à quel point je trouve ce truc impossible à prendre au sérieux)

Bon, là, on est carrément dans l'ambiance gang-bang mais apparemment il y en a qui aiment. Ce qui n'est pas mon cas.Personnellement je trouve que c'est nase, réchauffé, revu, sexiste et tout ce que vous voudrez, et surtout je ne peux pas prendre parti pour un personnage féminin aussi plat et aussi docile, si encore elle essayait de réagir. Mais non. Donc, bouffez la, ou tapez-vous la, au choix, mais vos gueules.

Pour arriver à faire quelqu'un chose de potable avec autant de handicap, il aurait fallu que ça ne se prenne pas au sérieux, or cet anime a en plus le mauvais goût de se prendre complètement au sérieux. Ou alors faire complètement horrifique de manière assumée. Ou un truc complètement érotique de manière assumée, mais là, les " sous entendus 'achement subtils", ça me gave. Et surtout, surtout ne pas faire l'économie d'un scénario dans n'importe quel cas. Je ne comprends pas le succès que peut avoir ce truc si j'en juge par les excellentes notations dont il bénéficie. Et en plus, graphiquement, ça n'a rien d'original non plus.

Sur un des forums où je traîne quelqu'un a inventé le test de la lampe " si dans un dessin animé ou un film, tu peux remplacer le héros ou l'héroïne par au pif, une lampe, sans que ça change grand chose à l'histoire,c'est que c'est mauvais". Pour la cohérence, je propose de la transformer en quelque chose de buvable, en bouteille d'O******A rouge ( passsssssqueuh!), par exemple. Ha ben oui.. Ca marche impec: " laisse MA boisson, c'est MA bouteille! " "une bouteille n'a pas à protester et doit rester à sa place", "la bouteille s'enfuit, vite rattrapons la", "je ne te lâcherai que lorsque tu ne contiendras plus une seule goutte". Impec, je vous dit!

Mon compteur de clichés est en panne au bout de 2 épisodes, je n'irai pas jusqu'au 3°. Sur mon autre blog, un livre raté avait gagné le prix " sucette d'or" pour "le scénario prometteur qui part complètement en sucette". Ici ce sera un "prix Kabu".

Edit: si juste parce que j'ai vu une discussion sur Nautiljon , de gens qui l'ont détestée autant que moi, j'ai jeté un coup d'oeil aux 30 premières secondes du 3° épisode. Qui s'ouvre par le groupe de vampires-en-pire en train de manger.. à table? des aliments normaux, genre tomates farcies,  poisson grillé, une tranchette de pain pour accompagner et fruits de saison, c'est plein de vitamines ... bordel!!!Depuis quand les vampires mangent la même chose que moi! A quoi leur sert la bouteille en forme de nana s'ils peuvent manger normalement?
RHHAAAAAAAAAAAA!
Et là, Nosferatu s'apprête à aller piller le frigo, il ne résiste pas à la salade de pomme de terres..
Je laisse tomber le pieu et le maillet, c'est, trop gentil,  il me faut un scorpion, c'est cool un scorpion, un peu comme une arbalète géante. Parfait pour envoyer le pieu à pleine vitesse. Ou l'exorcisme au fléau d'arme, c'est bien aussi.

Le kabu est une variété japonaise de navet, c'est donc tout indiqué.
J'aime bien mon porte clef cercueil, c'est juste dommage qu'il vienne d'un anime aussi nase. Je n'avais pas vraiment aimé Vampire Knight, mais comparé à celui là, il se prenait moins au sérieux, et rétrospectivement, j'ai presque envie de le revoir.
On ne peut pas toujours bien tomber

samedi série du challenge geek. Pour moi, cette série s'arrêtera là
Oui j'ai été vache avec ce truc. Mais c'est jouissif de le démonter point par point. D'autant que c'est probablement l'anime le plus mauvais que j'aie vu depuis longtemps. Et ça inclut des trucs extrêmement improbables mais qui assument leur bizarrerie ( par exemple: une série dont le héros voit sa baignoire squattée par une triton, un homme poulpe, une méduse humanoïde et un escargot marin.. oui, bienvenue au Japon!) donc restent un minimum fun.

Mais admettons que vous soyez maso et vouliez malgré tout vous faire une idée, c'est ici en vostfr et c'est gratuit (encore heureux!)