dimanche 30 juillet 2017

XXXHolic (tomes 1 à 9) - CLAMP

En fouillant mes  étagères à la recherche de quelque chose qui colle à la thématique, j'ai ressorti ce manga que je n'avais pas relu depuis.. bien 10 ans. En fait je l'avais laissé en stand-by au niveau du tome 11, attendant de savoir combien il y en aurait en tout pour ne pas m'embarquer dans quelque chose d'interminable.
J'avais racheté ces ainsi que ceux de Tsubasa Reservoir Chronicles à un gars queje connaissais vaguement, au moment où il partait pour aller habiter au Japon. Lui souhaiter se refaire un petit pécule et ne pas s'embarrasser de tomes en français, et moi, je souhaitais découvrir CLAMP dont on m'avait beaucoup parlé ( et dont je ne connaissais que Card Captor Sakura et Lawful Drug, lus... des années avant  je ne sais même plus chez qui! Je dois aussi avoir Trèfle quelque part, j'en reparlerais pour une thématique SF)

J'ai continué les deux séries un moment, dans la mesure où elles sont liées narrativement, puis fini par laisser tomber Tsubasa qui trainait trop en longueur ( genre 2 ou 3 tomes pour raconter une course d'engins volants terriblement peu intéressante ou une partie d'échecs grandeur nature.. booooooring!  Dommage cette histoire de voyage inter-dimensionnel était à la base plutôt sympa.)

Et donc si Tsubasa avait un scénario plutôt Fantasy-SF, XXXHolic baigne pleinement dans le fantastique nippon.
Son piteux héros, Watanuki Kimihiro, lycée qui vit seul depuis la mort de ses parents et a développé des compétences que peu de jeunes de 17 ans ont, en cuisine, entretien domestique, gestion de budget, est tourmenté depuis son plus jeune âge par un don de medium qui lui pourrit la vie.Où qu'il aille, des yôkai le suivent.
Sa vie va changer du tout au tout lorsque, essayant d'échapper à un monstre collant, il atterrit chez Yukô, voyante, spirite, medium.. et sorcière.
Yukô est arrogant, près de ses sous, exhibitionniste, alcoolique, manipulatrice mais surtout, capablede débarrasser Watanuki de ses visions, en échange d'un paiement qu'il acquittera en travaillant gratuitement.
Watanuki devient donc à contrecoeur le larbin de Yukô, qui, promet-elle, le débarrassera de ses visions lorsqu'il aura suffisamment travaillé pour acquitter le paiement de ce service.
Et comme c'est une vraie flemmarde, elle trouve toujours le moyen, de rendre un petit service, ou de donner un conseil, qui bien sur s'ajoute à la facture déjà longue de Watanuki.

Ce duo va vite être rejoint par Himawari, jolie fille à couettes qui plaît énormément à Watanuki ( et qui cache un secret qu'on nous fait miroiter pendant des tomes.. aheum. autant dire que la révélation en est platounette et décevante, j'espérais mieux!), et Dômeki Shizuka, camarade de classe de Watanuki, auquel ce dernier voue une antipathie féroce autant qu'incompréhensible. Dômeki n'est pas bavard, mais c'est un bon camarade qui aide sans cesse Watanuki, sans attendre grand chose en retour.
Et pourtant, Dômeki va s'avérer le meilleur allié pour Watanuki, car il a un don d'exorciste. Il ne voit pas les monstres ni les esprits, mais peut les repousser. Watanuki lui les voit, mais ne peut rien contre eux.

J'ai bien aimé relire cette série, il va falloir que je me procure les tomes manquants s'ils ne sont pas épuisés.
Je ne suis pas méga fan de CLAMP, en général, je n'accroche pas trop à leurs graphismes, Et même là, dans le corps du manga c'est parfois limite cartoon et ça me gêne ( corps désarticulés, membres interminables, têtes minuscules, mains énormes..), par contre j'aime énormément les couvertures de l'édition française ( qui a suivi pour une fois les éditions originales), métallisées et satinées qui donnent un côté un peu classe aux tomes), les décors, très art nouveau, avec plein de volutes d'encens - quoique Yukô fume comme une cheminée, ça peut être autre chose - et les costumes qu'elle porte. Là les dessinatrices ont mis le paquet, elle a une nouvelle tenue à chaque chapitre, je devine que c'est ce qui les a le plus amusées.


lafée de la pluie.. elle pourrait se promener à Harajuku sans étonner qui que ce soit


Et aussi pour les couvertures donc, elles ont un petit côté décadent,assez sympa,et pour tout dire, on est quasiment dans l'imagerie publicitaire des années 1980, comme si Mucha avait dessiné des affiches pour vanter une fumerie d'opium.


oui.. des fumées d'encens, on va dire ça
Ou alors c'est moi qui doit avoir l'esprit mal tourné de voir une allusion à la drogue dans quelque chose dont le titre "Holic" fait directement référence à l'addiction ( au sens général, celle de Yukô à l'alcool et au tabac, celle de Watanuki à Himawari, celle de Dômeki aux inari-zushi, celle des esprits à Watanuki, celle des clients de la boutique de magie de Yukô, accros à tout et n'importe quoi: l'internet, le mensonge, une situation qui les enferme, mais les arrange...)
oui, je dois me faire des idées, il a l'air shooté, il tient une pipe a opium, étalé en kimono sur un canapé...

Je crois que je me fais des idées, hein...

L'art nouveau s'inspire des estampes extrême-orientales, et ce manga s'inspire de l'art nouveau. Toute ressemblance avec les gravures d'Aubrey Beardsley est donc parfaitement normale!

Sinon, j'ai bien aimé les petits croisements (les XXX du titre, pour Cross, comme cross over), avec Tsubasa - qui reprend déjà 4 personnages de Card Captor: Sakura, son copain Shaolan, le frère de Sakura et le petit ami de celui-ci, dont j'ai oublié les noms - avec Lawful drug ( on croise les deux pharmacien de cette courte série, au cours d'un chapitre), Yukô qui parle de Clow ( le magicien des cartes de Card Captor), les écouteurs oreilles des robots de Chobits et probablement d'autres que je n'ai pas perçus, dans la mesure où je n'ai pas lu tous les titres de CLAMP.

Et Yukô, bien évidemment, un personnage qui fait plaisir à voir car plein de défauts (qui imaginerait une puissante medium capable de créer des portes dimensionnelles sous forme de petits animaux poilus, affalée sur son tapis en train de cuver sa dernière cuite en ronflant? Ben c'est à peu de chose près le cas)

Donc, une série qui a bien sa place dans une thématique O-bon: l'héroïne est magicienne, le héros voit des monstres, un autre les exorcises, on joue au Hyaku Monogatari, on y croise des kitsune, une parade de monstres, une zasshiki-warashi timide, une petite fée de la pluie autoritaire, des fantômes, des légendes ou croyances populaires...
Et une première participation ( 9 tomes de 125 pages en gros chacune) au challenge BD et au défi lecture RAT a Week , tous les deux sur Chroniques Littéraires

RAT a Week
J'ai donc dépassé les 100 pages dans la semaine, et validé les catégories " lire au moins 5 livres", "lire au moins une BD" et " livres de challenge" ( ici, le fantastique japonais), "lire iun livre dont la couverture comporte du vert" et "commencer une série".
J'étais partie sur "Verre en Terrasse", j'ai  validé " tongs et Paréo" cette semaine (option " que des manga)

samedi 22 juillet 2017

Mononoke ( serie d'animation)

On continue avec de l'animation,je vais essayer de parler d'une série par semaine. Ce sera déjà bien.
Mononoke attendait depuis bien trop longtemps sur mon disque dur que je me décide à le regarder.

Alors oui déjà, je le dis, j'ai donc vu une version fansub, et après avoir bien cherché, il semble que la série ne soit pas licenciée en France. Elle date pourtant de 2007.
Donc, pas le choix, je sais c'est pasbien, tout ça, mais vu le coup de coeur que j'ai eu, je ne serai pas contre une édition officielle...

Deuxième chose à préciser d'emblée: ce n'est pas un spin-off de Princesse Mononoke, malgré la ressemblance de titre ( qui m'a freinée à la base, car je pensais que c'était une série qui allait surfer sur le succès des studio Ghibli). Non, rien à voir.

Et troisième point: cette série ne ressemble à rien de connu, à rien de ce que j'ai pu voir auparavant, on est dans un univers 100% bizarre. Soit on adore, soit on déteste, je pense.
Pour moi, ça a été la première option , bien que j'aie regardé les 2 premiers épisodes d'un oeil plutôt mi-surpris, mi" c'est quoi ce truc?!".
On est projeté dans préambule dans cette ambiance un peu surréaliste, avec des décors pétants de couleurs, à la limite du trip au LSD ( enfin, si j'en crois ce qu'on écrit les gens qui ont tenté...)
Pour tout dire, j'ai même trouvé que la femme blonde aux yeux bleus avec des tâches de rousseurs dans le premier épisode, mis à part sa coiffure et ses vêtements,  aurait pu sans problème sortir d'une animation française des années 70- 80, du genre Les Maîtres du temps par exemple ( et ça aussi, c'est de la bonne came, ne méprisez pas l'animation française de cette époque, jamais!)

Le générique donne déjà une petite idée: si votre truc c'est la sobriété visuelle, passez votre chemin

Donc  de quoi ça parle? Dans le fond c'est assez simple, il n'y a que 13 épisodes qui racontent plusieurs histoires fantastiques, à une époque et dans des lieux indéterminés. avec comme seul point commun un personnage fort Mystérieux " l'apothicaire". C'est tout ce qu'on aura de lui ou presque. Il n'a pas de nom connu, et son métier est, on le découvre vite une couverture. Il s'agit en fait d'un puissant exorciste qui se fait fort d'exterminer les mononoke qui croisent son chemin. Ce terme, à peu près synonyme de Yôkai ou Bakemono, ce sont des esprits parfois maléfiques, parfois neutres, mais ceux de cette séries sont vraiment négatifs. Car il s'agit quelque part de la cristallisation sous forme de monstres des mauvaises actions, des pensées et émotions négatives des humains. Un mononoke peut très bien être le résultat de la frustration, de la colère ou de la rancune de quelqu'un.

et le résultat est en général un monstre assez chelou
C'est pour cela que  l'apothicaire - continuons à l'appeler comme ça, malgré son visage marqué de ce qui ressemble fort à des peintures chamaniques, et qui donnent l'impression qu'il se fout un peu de la gueule des autres en permanence, et ses traits assez peu humains ( oreilles  nez, dents pointues..) - doit connaître 3 paramètres pour vaincre le mononoke: sa forme, sa vérité et sa raison, ce qui veut souvent dire, mettre à nu les secrets les plus honteux des gens qui l'entourent. Et là, on ne fait pas dans la dentelle, ce n'est pas un dessin animé pour enfants, il va être question de prostitution, d'inceste, de meurtre, d'humiliation, d'appât du gain, de faux témoignage...

Et pour ce qui est de la forme de la série, elle aussi, elle est particulière, quasiment expérimentale. Déjà parce qu'elle dynamite les conventions narratives ( commencer par la fin pour remonter le fil de l'histoire - épisodes sur le zashikiwarashi -  narration circulaire - épisodes sur le noppera-bô, découpage en actes théâtraux...)
Ca peut dérouter au début, mais si on s'accroche, on s'y fait, il faut juste accepter de prendre une histoire au milieu, comme si on arrivait au second acte d'une pièce de théâtre, et les choses vont s'éclaircir peu à peu au cours de l'"enquête".

Et graphiquement... là on est en plein dans les art décoratifs japonais, références aux estampes, à la calligraphie, au théâtre, à la musique, image qui évoque une texture papier légèrement froissé.. bon sang, ça part vraiment dans tous les sens, personnages secondaires caricaturés ( le sens premier du terme manga: image humoristique, de dérision, caricature)  aux visages masqués ou remplacés par des fleurs tourbillonnantes, foule d'anonymes représentée par des mannequins de grand magasin, flocons de neige en forme de fleurs... et au passage des tableaux de Klimt insérés dans le décor.
le samourai, un personnage secondaire le temps de 2 épisodes, mais sa tronche me fait bien rire, avec sa coiffure approximative et son seul oeil visible, il m'évoque un peu Kitarô, du manga "Kitarô le repoussant", qui parle, tiens comme c'est étrange, de yôkai et de monstres
Et , même la série pousse l'expérimentation jusqu'à changer de style graphique pour chaque histoire : j'ai parlé plus haut de la femme blonde, mais il y a un serviteur d'auberge noir dans la première histoire, un type ethnique qui n'a pas grand chose à faire dans le Japon de ce qui semble être la fin de la Période Edo, mais qui cadre bien avec le côté "flower power" de cette première histoire.
La seconde ( Umi-bozo) fait pleinement référence aux estampes de monstres.
"Nue" va encore plus loin avec un décor entièrement gris où apparait la couleur par petites touches et de manières signifiante à l'exception notoire de l'apothicaire et de ses vêtement archi-colorés, seul point d'ancrage visuel récurrent...



Donc la série ose ne pas se reposer sur ses lauriers et c'est quelque chose que j'aime énormément.
Le héros anonyme aussi, bien qu'il soit avare de paroles, est intriguant et se révèle par petites touches, on découvre en quelque sorte un peu de son caractère sarcastique en même temps que sa forme secondaire ( ou sa vraie forme? J'avais raison de penser depuis le début qu'il n'était pas franchement humain.. mais sa nature restera un mystère: est-il lui aussi un esprit? une divinité? J'ai presque envie de pencher pour cette seconde idée, car quelque part il me fait penser aux dieux des traditions hindoues.. mais ça n'est que mon avis!). En tout cas sa motivation n'est pas connue non plus: il ne semble pas agir contre une récompense, ou pour la gloire, ou parce qu'on lui a demandé...


la sobriété visuelle. Et donc notre héros aux oreilles pointues, si ce type est humain, je veux bien payer un verre à l'équipe d'animation entière. Et non je ne vous mettrai pas ici un visuel avec son autre apparence, ça serait du gros spoil.

En tout cas, j'ai repéré une petite erreur de sous-titre intéressante, lorsqu'un personnage s'adresse au héros en lui demandant " Nani desu ka?", phrase traduite par " qui êtes vous?".
Sauf que le sens est plutôt " qu'est-ce que vous êtes?".. question qui dans le contexte concerne plus sa nature que son identité, et à laquelle il répond évidemment par un trait d'esprit en déclinant son métier (pour demander à quelqu'un son identité, la formule est plutôt " dare desu ka?" ou " donata desu ka?" ou "onamae wa nan desu ka?", quelque chose comme ça, mais certainement pas une phrase avec Nani). c'est d'autant plus dommage qu'il y avait possibilité de garder cette formulation ambiguë nature/ métier en français,qui est moins clairement sous-entendue dans " qui êtes vous"?. Oui je pinaille je sais.

Ha et encore un détail qui me plait énormément: en écoutant je me suis rendu compte que j'avais déjà entendu la même voix quelque part assez récemment, une voix avec une petit nuance de provocation et de sarcasme qui colle très bien  au personnage et bingo: le même acteur ( Sakurai Takahiro) a doublé Shôgo, personnage complexe, mystérieux et cynique de Psycho-pass. Abonné à ce genre de rôle on dirait.

Pour reste sur l'ambiance sonore, elle sait se faire discrète, et appuyer la narration pensant les épisodes. Par contre le générique de début est parfaitement à l'image générale de la série: décalé, baroque, avec un accordéon qui sonne plus sud-américain que japonais, un chant volontiers dissonant. Mais, car il faut un mais, et un détail qui cloche.. le générique de fin, je ne peux pas: trop mignon, trop léché, trop quelconque, trop insignifiant, trop hors-sujet en fait. Ca casse complètement l'ambiance bizarre qu'établit tout le reste et c'est dommage de finir sur quelque chose d'aussi sage et attendu.

et j'ajoute encore que le mélange animation classique et image de synthèse est très bien fait et utilisé a bon escient ici, pour donner un effet de profondeur avec les poissons, comme si le plan était vu au travers d'un aquarium


Mais sinon,c 'est un grand oui pour moi, j'ai totalement adoré , tant ça sort de l'ordinaire. Je n'aurais pas été contre une deuxième saison, le folklore est riche et il y aurait eu largement matière à poursuivre. Mais bon, je suppose que la série n'a pas eu assez de succès, payant peut être ses partis pris visuels et narratifs radicaux par un manque d'audience?
En tout cas, Mononoke est la suite d'une autre série " Ayakashi - le théâtre de l'horreur", que je n'ai pas vu , mais où apparaissait brièvement l'apothicaire. Autant dire que je vais aller chercher pour voir cette première série parce que si elle est du même niveau, ça va me plaire.


samedi 15 juillet 2017

Ao Oni ( série d'animation)

Commençons gentiment avec cette très courte série d'animation ( 13 épisodes de 3 minutes, et en comptant les génériques, autant dire que chaque épisode dure en fait 2minutes)

Je suis tombée dessus un peu par hasard au détour de mes habituelles pérégrinations sur Crunchyroll, lors de l'annonce de la série dans le forum l'an dernier en fait.Et le graphisme totalement différent de ce dont on a l'habitude me tentait bien, sans que je sache exactement ce qu'allait être cette histoire d' "ogre bleu".


oui, j'ai totalement été attirée par le graphisme humoristique et ce monstre à tête énorme


Donc, il apparaît qu'il s'agit d'une déclinaison animée d'un survival game amateur, fait sur RPG maker, dont le principe est simple: 4 lycéens partis explorer une maison abandonnée s'y retrouvent enfermés en compagnie de l'ogre bleu - ou plutôt des ogres bleus, il y en a 3 dans la série - et ils doivent trouver la sortie en résolvant des énigmes avant que le monstre ne les trouve et ne les mange. Un "c'est toi le chat" en version un peu plus violente donc ...
Je n'ai pas du tout joué au jeu, mais je le tenterai à l'occasion si j'ai le temps, peut-être pour Halloween.

Mais donc sur ce principe à la fois basique et efficace ( c'est déjà ce qui arrivait aux héros de Corpse Party, que j'ai d'ailleurs laissé en stand by parce qu'il est parfois horriblement difficile et que refaire  50 fois le niveau de l'infirmerie parce qu'on est trop lent d'un quart de seconde.. j'ai très envie de savoir la suite, mais je n'ai pas réussi à passer cette difficulté, même avec une vidéo explicative, parce que je suis toujours trop lente.. et ce n'est que la 1° partie sur 5. Try and die, et ce n'est pas faute d'essayer , je meurs lamentablement à chaque fois),l'animation décline l'histoire de manière disons décalée. Humoristique. Ok, plutôt barrée.

Pas besoin d'énorme caractérisation, on n'est pas là pour faire dans la subtilité. Donc il y a Mika , la fille énergique, Takurô, le garçon cool pour qui Mika en pince, Takeshi le blondinet trouillard et Hiroshi l'intello à lunettes.
Pas besoin d'en préciser plus car j'en parlais plus haut, c'est une mise en image du principe Try and Die. Vous voyez Kenny dans South Park?
Ben c'est pareil, à chaque épisode, nos 4 protagonistes vont mourir lamentablement ( avec pixellisation du sang, ce qui est très drôle vu le graphisme mignon tout en chibi, même les monstres sont kawaii... mais très voraces). et hop, Game Over reviens au prochain épisode.

Là,Mika est en train de dire qu'elle a entendu un bruit bizarre et qu'il faudrait se méfier. bah oui, c'est juste le monstre qui t'a coupé la tête et piétine ton corps, mais bon, tout est normal...



Et j'ai trouvé ça bien drôle, déjà parce que l'humour est totalement noir et absurde, après parce que c'est exactement ce que vivent les joueurs de survival game...
game over, bon, je vais essayer de ne pas mourir bêtement la prochaine f... sprotch! game over!

Mettons nous à la place des héros et des monstres, c'est à désespérer ( on imagine même ici qu'ils restent coincés 70 ans, et continuent, octogénaires, à essayer de semer des monstres tout aussi vieillissants!)

pour survivre  il faut courir plus vite que les monstres, donc.. pourquoi ne pas prendre le concept au pied de la lettre?

Une série purement détente donc, sans grande prétention, pour amateurs de portenawak comme moi, il ne faut pas chercher plus loin.

A noter qu'il y a aussi sur Crunchyroll un moyen métrage d'animation mais.. comment dire?Il dure 60 minutes, j'en ai tenu 7 et demi. Pourquoi?

Le graphisme est moche, mais vraiment moche. Pas moche original, plutôt moche conventionnel, l'animation aussi est assez moche et manque de fluidité. De l'image de synthèse mal ficelée... au cours de ces 7 minutes et des bananes, j'ai eu l'impression que tout avait été modélisé sur un jeu Sims en fait. Et quelque part, c'est une prouesse d'avoir une image de synthèse qui paraît plus plate qu'une animation conventionnelle!

Et ces 7 minutes et quelques m'ont suffi à voir que, de plus, ça n'a rien à voir avec la série d'animation: d'autres personnages, membres d'un club de recherche sur le folklore qui décident de rencontrer le créateur du jeu Ao Oni... Je n'ai même pas envie d'aller plus rien , tellement je n'arrive pas à passer par dessus ce graphisme - qui aurait peut-être pu trouver grâce à mes yeux s'il datait de 1993. Sauf que là, il date de février dernier, donc gloups...

Et comme je n'aime pas casser quelque chose gratuitement, je prouve: sérieusement, visez la tronche du personnage au premier plan. Ben, c'est tout le temps comme ça dès que l'un d'entre eux n'est pas de face. Ha oui et ceux qui sont de face n'ont pas de nez.. même pas minuscule, même pas ébauché ( les deux du fond), pas d'ombrage sous les mentons pour au moins essayer de donner un effet de volume, ça sent la flemme... monstrueuse.Et ça ne pardonne pas quand on adopte un graphisme qui se veut plus ou moins réaliste.


Donc, désolée, j'en resterai là pour ce moyen métrage qui ne m'a pas du tout inspirée.alors que a série, même si elle n'est pas inoubliable m'a quand même fait passer un bon petit moment.


samedi 8 juillet 2017

Le mois O-bon.. 3°édition

Vous l'attendiez tous... ou pas.

En tout cas, moi, je l'attendais, mon petit rendez-vous personnel avec le fantastique nippon, en attendant le plus général challenge Halloween d'octobre.

Pour des raisons personnelles (changement de travail et réadaptation nécessaire, d'autant que je suis arrivée en plein remaniement d'équipe et à devoir organiser quasiment seule des choses qui m'étaient totalement étrangères, formations, etc..), j'ai laissé dormir ce blog depuis avril, maintenant que j'ai pris le rythme et que mon emploi du temps est un peu moins épouvantable et me laisse un peu plus le temps/ l'énergie/le courage d'avoir des activités intellectuelles, il est plus que temps de le réveiller.

Je n'ai pas encore vraiment choisi mes sujets,mais j'ai quelques idées. Je crois que ça sera beaucoup de l'improvisation :D

Et cette année,après le Grand Squelette et la femme démon, ce sera Le fantôme d'Oiwa, du conte Yôstuya kaidan, qui m'accompagnera tout au long de ce mois...
vue par Kuniyoshi


Mise à jour: formidable, nous sommes 3 et peut être plus :)
Ma Petite Médiathèque
et Pati Vore me rejoignent dans l'aventure!
Re- mise à jour, avec Lou et Sylvain de Curiosa Tempora.
er re-re mise à jour pour rajouter Mes Madeleines

6 participants, ce qui est un bon score, en pleines vacances d'été. Je ne pensais pas qu'on y arrive.

Donc bienvenue, ami-e-s yûrei busters.

Récapitulation:

ICI
on chasse les ogres (ou on est pourchassé par eux): Ao Oni
on exorcise les mauvais esprits avec style: Mononoke 
on picole, on fume et on fait de la voyance XXXholic tomes 1 à 9
on écoute le conteur des rues et son petit théâtre de l'horreur: Yamishibai saison 4 
on espère flipper, mais on rigole plus qu'autre chose: Ju-on ( film, 2000)
on flippe, mais pas à cause des spectres: Kurayami Gatari 1 ( Drama CD)
On tente devivre en harmonie avec les créatures invisibles: Mushishi tome 1

Chez Lou

Chez Ma Petite Médiathèque
Présentation du challenge
Les yôkai de maître Hokusai
Manga, Yokai et douceur ( parce que Yokai et Kawaii ne sont pas incompatibles!)



Chez Pativore

Chez Curiosa tempora
Un fantôme jaloux hante les estampes: Seigen
Les spectres de Yoshitoshi s'exposent au musée Ota

chez Mes Madeleines
c'est cinéma:
Histoires de fantômes japonais ( film)
Kaibyô otama ga ike (film)
La lanterne Pivoine ( film)
et lecture
Le miroir aux sortilèges ( lecture jeunesse) - N. Zimmerman